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TEMOIGNAGES

En partenariat avec le site officiel de
Témoignages (quotidien réunionnais)


   Indes réunionnaises vous propose désormais des articles publiés par le quotidien réunionnais Témoignages, en partenariat. Vous trouverez donc sur cette page une sélection d'articles issus de ce journal et relatifs aux cultures indiennes de la Réunion.


   - Inde : des conséquences importantes pour le monde
   - Deux collèges réunionnais primés
   - Le temple de la rue Maréchal Leclerc inauguré
   - L'Inde lance son premier missile de longue portée
   - Grande fête culturelle de l'unité réunionnaise
   - Une festivité tamoule au cœur de La Réunion
   - La culture indienne à l'honneur
   - Sainte-Suzanne fête le Nouvel An tamoul
   - "Agir pour le développement de la coopération avec l'Inde"
   -  Les atouts de l'interculturalité réunionnaise et de l'œuvre du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion
   - Renforcer les relations amicales entre nos deux pays
   - Après avoir accaparé ses richesses, la Grande-Bretagne rejette l'Inde

   - Archives


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PERTURBATIONS CLIMATIQUES

Inde : des conséquences importantes pour le monde

10 août 2012 Cinthia FONTAINE

En Inde, les pluies de mousson sont insuffisantes pour envisager une récolte de riz conforme aux prévisions.

Avec la deuxième population de la planète, l’Inde est l’un des principaux consommateurs et producteurs de nourriture. La survenue d’une sécheresse dans le pays aurait des conséquences importantes pour le reste du monde. Cette semaine, le ministre de l’Agriculture, Sharad Pawar, a dit que 400 des 627 districts de l’Inde avaient reçu des pluies de mousson insuffisantes, mais qu’il était de la responsabilité des provinces affectées de déclarer l’état de sécheresse. Les pluies de mousson déterminent la quantité de riz plantée. Tandis qu’un phénomène El Niño faible à modéré se développe dans l’océan Pacifique, le Département météorologique indien a indiqué, le 2 août, qu’il était fort probable que le pays ne reçoive pas suffisamment de pluies d’ici la fin de la saison, en septembre, et a déclaré la mousson insuffisante (moins de 90 pour cent de la moyenne sur 50 ans), ce qui équivaut à un état de sécheresse. L’élévation de la température des eaux de surface dans le centre et l’Est de l’océan Pacifique annonce la formation d’un nouvel El Niño, un phénomène climatique qui se manifeste généralement par des perturbations des saisons des pluies et une diminution des précipitations en Amérique centrale, dans le Sud de l’Afrique, en Australie, en Indonésie, aux Philippines et en Inde. La FAO a indiqué que l’insuffisance des pluies de mousson en Indeaurait un impact sur la production mondiale de riz, mais qu’on s’attendait malgré tout à ce que le volume de la production mondiale augmente par rapport à l’année précédente. « Contrairement aux tendances observées sur les marchés du maïs et du blé, les prix du riz sont demeurés étonnamment stables après avoir augmenté de 2 pour cent en mai », a indiqué la FAO dans sa mise à jour sur le riz publiée le 6 août. « En raison d’approvisionnements et de stocks abondants de riz, la probabilité d’un rebond des prix au cours des prochains mois est minimale, même si la future orientation des prix du riz demeure incertaine ».

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13ÈME PRIX DU CARNET DE VOYAGE

Deux collèges réunionnais primés

5 juin 2012

Deux collèges de La Réunion ont été primés au 13ème Prix du Carnet de Voyage organisé à Clermont-Ferrand : Bassin Bleu de Sainte-Anne et Guy Môquet de Saint-Benoît.

Deux collèges portent haut les couleurs de l’île et apportent notoriété à l’Académie de La Réunion.
C’est en septembre 2011 que l’aventure commence avec leur participation, avec 12 autres collèges de l’île, au concours lancé par le Conseil général et le Rectorat à l’occasion du 150ème anniversaire du Lazaret de la Grande-Chaloupe. Le concours vise la réalisation d’un carnet virtuel, retraçant les principales étapes du voyage d’un jeune engagé indien, de son départ de la région de Pondichéry à son arrivée dans les plantations réunionnaises.

Les œuvres réceptionnées sont magnifiques, toutes différentes, poignantes, et le 8 décembre dernier, la remise des Prix a récompensé 3 collèges.
1er Prix : un séjour de 10 jours à Pondichéry : collège Les Tamarins de Saint-Pierre

2ème Prix : une journée en voilier autour de La Réunion : collège Guy Môquet de Saint-Benoît
3ème Prix : un baptême de parapente : collège Antoine Soubou de Saint-Paul

Mais l’aventure ne s’arrête pas là. À Clermont-Ferrand est organisé depuis une dizaine d’années le “Rendez-vous du Carnet de Voyage”. Le CRDP lance parallèlement un Prix du Carnet de Voyage en direction des écoles, des collèges et des lycées. Compte tenu de la qualité du travail des élèves, le Conseil général et le Rectorat proposent aux porteurs de projets des 14 collèges d’adresser leurs œuvres afin de concourir à la 13ème édition de ce Prix.
Sur les 14 collèges, 4 décident d’y participer.
 Deux établissements de l’île sont primés et obtiennent les meilleures places !

- Le 1er Prix du Carnet de Voyage dans la catégorie collège hors académie pour le carnet collectif intitulé “Fragments de vie de l’Inde à La Réunion” pour le collège de Bassin-Bleu de Sainte-Anne.

- Le 1er Prix du Carnet de Voyage dans la catégorie carnet numérique pour le carnet intitulé “Les 150 ans du Lazaret de la Grande Chaloupe” pour le collège Guy Môquet de Saint-Benoît.

Le 7 juin, c’est la remise des Prix au CRDP de Clermont-Ferrand.
Félicitations à nos collégiens pour leur persévérance et la qualité de leur travail littéraire, artistique et informatique.

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SAINT-DENIS

Le temple de la rue Maréchal Leclerc inauguré

2 juin 2012

Après plus d’un an et demi de travaux, le temple Maha Karly de la rue Maréchal Leclerc de Saint-Denis a été inauguré hier en présence de plus de 500 fidèles, mais aussi de Paul Vergès, chef de file de l’Alliance. Une inauguration qui a eu lieu après dix jours de cérémonies.

Hier matin, aux alentours de 6 heures, les festivités ont démarré avec la consécration des divinités. Elles se sont poursuivies toute la journée. Une procession a également eu lieu vers 17 heures 30 autour du temple. 
Démarrés en 2010, les travaux avaient pour objectif de restaurer et d’agrandir le bâtiment religieux. Construit à la fin du 19ème siècle par des engagés indiens selon les normes architecturales du Nord de l’Inde, le temple a été complètement rasé dans les années 1980 puis reconstruit. Depuis, il est régulièrement rénové. Les derniers travaux en date de 2007. Pour Paul Vergès, cette la rénovation revêt une dimension cultuelle, mais aussi culturelle.

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TECHNOLOGIES MILITAIRES

L’Inde lance son premier missile de longue portée

20 avril 2012 Céline TABOU

L’agence indienne chargée du développement des technologies militaires (DRDO) a annoncé le lancement réussi de son premier missile nucléaire. Ce missile de 50 tonnes et de 17 mètres de haut pourrait atteindre une cible située à plus de 5.000 km.

Cette annonce relance le débat sur la montée en puissance des pays émergents, tant sur le plan économique que militaire. En effet, en 2011, les dépenses de défense des pays émergents asiatiques, Chine et Inde en tête, ont augmenté de 14%. 

Un test réussi

L’Inde rejoint le cercle fermé des membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, composé de la Chine, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, qui disposent de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) d’une portée de plus de 5.500 km. Avec ce test réussi, « l’Inde a démontré sa capacité à fabriquer un ICBM », a indiqué un membre du Centre indien d’études sur la puissance aérienne, Kapil Kak, à Radio-Canada. « J’annonce le lancement réussi d’Agni V [...], un événement historique qui honore notre pays dans le domaine de la technologie desmissiles. Nous sommes aujourd’hui une puissance dotée de missiles sans égal dans la plupart des pays du monde », a déclaré le chef de la DRDO, V.K. Saraswat, sur la chaîne de télévision NDTV.

Ce lancement entre dans le cadre d’une nouvelle politique de défense de l’Inde, qui a considérablement augmenté son budget et ses investissements. Le pays a augmenté de 17% son budget, ce qui est, selon Pranab Mukherjee, ministre des Finances, une « allocation (qui) se fonde sur des besoins actuels et tout nouveau besoin éventuel sera comblé ». Lors de la présentation du Budget 2012-2013 devant le Parlement, le gouvernement a annoncé l’engagement du pays dans un vaste cycle d’acquisitions militaires (avions de chasse, artillerie lourde, sous-marins), selon le quotidien belge “Le Soir”.

L’Inde, un allié de poids

Ce tir de missile est une avancée majeure pour la troisième puissance économique d’Asie, qui cherche des moyens d’accroître sa défense et ainsi ancrer sa position sur la scène internationale dominée par les États-Unis et l’Europe qui possèdent un important arsenal militaire. Selon le porte-parole indien du département de la Défense, Ravi Gupta, cette arme représente d’ailleurs un bond important dans la capacité stratégique du pays. En effet, Harsh Pant, spécialiste des questions de défense au King’s College de Londres, a confirmé que l’Inde n’était pas une menace, mais « C’est une manière de montrer pour l’Inde qu’elle arrive sur la scène mondiale, et qu’elle mérite d’être invitée aux grandes tables », a-t-il indiqué à l’“Agence France Presse”.

Toutefois, certains observateurs occidentaux, notamment du “Washington Post” qui titre que le test de missile indien est capable de toucher Pékin (« India tests missile capable of reaching Beijing »), sous-entendent que l’Indeveut se préparer à un conflit possible avec la Chine. Mais contrairement à ce que disent certains médias occidentaux, les deux parties ont affirmé qu’il y avait de « bonnes relations » entre les deux pays. Pour l’Inde, l’objectif était d’atteindre le niveau de la Chine, « L’Inde est enfin au même niveau que la Chine pour ce qui est des armes de dissuasion », a déclaré Bharat Karnad, expert en questions de sécurité au Center for Policy Research, un think tank(ou laboratoire d’idées) de Delhi, sur Lefigaro.

Du côté chinois, « La Chine et l’Inde sont deux grands pays émergents, nous ne sommes pas rivaux, mais des partenaires dans la coopération. Nous estimons que les deux pays devraient (...) contribuer de façon concrète à la paix et à la stabilité régionales », a déclaré le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin à l’“AFP”.

Céline Tabou 

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CÉLÉBRATION DU NOUVEL AN À SAINTE-SUZANNE

Grande fête culturelle de l’unité réunionnaise

16 avril 2012 Sanjiv DINAMA

Sainte-Suzanne a célébré samedi soir le Nouvel An Tamoul devant un public venu nombreux assister au défilé des chars et à un spectacle de danses indiennes. Le Nouvel An Tamoul représente une importante fête réunionnaise du calendrier culturel sainte-suzannois.

La municipalité de Sainte-Suzanne a souhaité faire du Jour de l’An Tamoul une grande fête culturelle de l’unité Réunionnaise. Avec l’association Chapelle Front de Mer, co-organisatrice de la manifestation, le Nouvel An Tamoul a été placé sous le signe du partage, de la paix et de l’amitié entre les peuples.

Renforcer l’unité Réunionnaise

Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne, a souligné que « le patrimoine de La Réunion se vit aujourd’hui dans sa grande diversité : c’est la rencontre des différentes cultures qui a donné naissance à la créolisation de la société. Tout ce qui constitue la culture réunionnaise (sa musique, sa danse, sa cuisine, sa langue …) est venu d’ailleurs. Puis, tout a été transformé, adapté… Il s’agit aujourd’hui de mieux partager cet élément fondamental de la culture réunionnaise (..). Le contexte national et international est marqué par de nombreux conflits. Nous devons entretenir le miracle de notre pays, le vivre ensemble quel que soit la confession religieuse et combattre toute les formes d’exclusions et de racisme. Renforcer l’unité Réunionnaise, c’est aussi l’objectif de la célébration du Nouvel An ».
La diversité culturelle est une force motrice du développement durable, elle représente un atout indispensable pour mieux vivre ensemble. C’est le cas de notre Maloya, inscrit au Patrimoine de l’humanité depuis 2009.
Le Maire de Sainte-Suzanne a également rappelé que « l’appropriation de notre Histoire a commencé avec Lucet Langenier, par la construction de la stèle à la mémoire de Edmond Albius, et que la municipalité poursuit ses cations avec le chantier de l’archéologie industrielle, la valorisation de la cheminée de l’usine et de l’histoire de Quartier Français et la programmation d’une salle de spectacles ».

Reconnaître, valoriser et respecter l’identité Réunionnaise

Les Réunionnais ne seront des acteurs responsables de leur développement que si leur identité propre, réductible à aucun autre, est pleinement reconnue, respectée et valorisée. 
Il s’agit aujourd’hui pour les jeunes Réunionnais de se situer en tant que tels dans un monde en pleine mutation qui requiert un nouveau regard, une nouvelle écoute. L’Inde, la Chine ou l’Afrique du Sud deviennent des acteurs incontournables du 21ème siècle. La Réunion se trouve au cœur du bassin indo-océanique et à proximité du continent africain. Elle doit trouver les voies et moyens de s’insérer dans cet environnement géo-économique en pleine évolution, sous peine d’être marginalisée. 
Vel Mounigan, président de l’association Chapelle Front de Mer a souligné que cette année « les associations étaient présentes dans les différents quartiers de la commune pour des manifestations, des spectacles qui ont permis au public, aux habitants des quartiers de vivre avec nous ce grand moment de fête ». 
Eddy Adékalom, élu délégué à la culture, a quant à lui rappelé que « depuis 1994, la municipalité organise chaque année des festivités pour le jour de l’an tamoul, soucieuse de répondre à une demande de la population. Ce jour particulier met à l’honneur la culture indienne, partie intégrante de l’identité Réunionnaise ».

Sanjiv Dinama

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NOUVEL AN TAMOUL

Une festivité tamoule au cœur de La Réunion

12 avril 2012

A l’occasion des festivités du nouvel an tamoul qui a lieu ce week-end dans toute l’île, la Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion présentait hier au sein de son nouveau siège social les actions menées par la fédération.

La nouvelle année Nandana Varousham 5113 débutera ce vendredi 13 avril pour tous les Tamoul (e)s du monde. Selon les astrologues, ce devrait être une année féconde notamment dans le domaine agricole et globalement placée sous de meilleurs auspices que l’année précédente.
Dès le lever du soleil, les familles se réuniront pour des prières puis elles se rendront ensuite au Kôyil pour les cérémonies (poudjaï) en l’honneur du dieu Sourya et des autres divinités tutélaires, suivie d’une lecture du Pandjangam. La journée se finira traditionnellement par des échanges de vœux et de mets sucrés et un repas partagé entre la famille et les amis. 
Cette année un partenariat avec la poste a permis de créer des enveloppes "prêt à poster" à l’effigie de ce nouvel an tamoul.

La question du jour férié

La fédération appelle les croyants à considérer ce jour comme férié afin de commencer l’année dans les meilleurs conditions. De nombreuses entreprises ont déjà accepté de tenir compte de cette fête tamoule. Pour les salariés dont l’entreprise ne joue pas le jeu, elle conseille de prendre un jour de congé ou de faire jouer les RTT. Elle rappelle qu’un formulaire de justificatifs d’absence pour les scolaires comprenant toutes les mentions légales est disponible auprès de toutes les associations et membres de la fédération.
La fédération continue son combat pour que la religion tamoule soit inscrite sur la circulaire relative aux autorisations d’absence pouvant être accordée à l’occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions datant de 1967. Depuis la situation a évolué et les personnes de confession tamoule sont représentées en métropole aussi bien que dans les DOM. Cette inscription permettrait déjà à clarifier la demande des agents de la fonction publique et assimilés et des scolaires. 
La fédération a demandé par écrits à 3 candidats (Sarkozy, Hollande et Mélenchon) à la présidentielle de se prononcer sur la question. Malgré une attitude favorable de leur part, il est clair que l’échéance du vote passe en premier. C’est aussi pour cela que la fédération insiste pour que chaque croyant passe ce jour de fête avec sa famille afin de lancer un signal fort aux institutions. La fédération rappelle que l’ensemble du groupe de dialogue interreligieux avait approuvé l’échange de 3 jours fériés existants pour que tous puisse honorer les différents cultes présents sur l’île. Cette décision pourrait être validée par le prochain président. Elle tient à rappeler aux élus qu’un jour férié celui du Pongol avait été accordé à la venue des engagés indiens et que cet acquis disparu au cours des ans doit être remis en place. La multi culturalité réunionnais doit aussi se retrouver aux niveaux de ces institutions.

Ouverture sur l’Inde, Maurice et l’Afrique du Sud

La fédération a récemment élu son nouveau conseil d’administration. Elle continue à tisser des liens avec l’île Maurice et l’Afrique du Sud. De même, les liens avec l’Inde ont été renforcé et la collaboration avec la nouvel consule très dynamique, Mme Manjuseth se prévoit fructueuse. Elle a déjà permis de mieux fédérer les différentes associations et temples de l’île. 
La fédération continue à agir pour que des échanges se passent entre La Réunion et l’Inde. Elle continue à mettre en place son travail d’enseignement par le biais de formation, de cours, de documentation et d’une émission télé en partenariat avec TVkréol. « C’est important de nous rassembler pour constituer une force », souligne le président Daniel Minienpoullé, « c’est tous pour un, un pour tous ».

C.F.
 

Un calendrier tamoul à l’heure de La Réunion

La Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion a édité le calendrier de cette année Nandana 5113. Il est actualisé aux phases de la lune à La Réunion. Il sera disponible au sein des associations membres et de certains points de vente au prix de 2 euros. 8000 exemplaires sont disponibles.

Programmes des principales manifestations culturelles portées par le tissu associatif
culturel et leurs partenaires

11et 12 avril : Colloque à I’lFSl Association caritative lnde en Nou

14 avril : Sainte Suzanne - Programme au Bocage.

14 avril et 15 avril : Saint-Paul - Programme culturel avec ateliers,, spectacles etc. Front
de Mer.

14 et 15 avril : Colosse - Programme culturel, avec 45 stands, spectacles, Jako, Miss
Shanti, cracheur de feu etc.

15 avril : 
au Colosse 16h Table ronde sur l’lnter culturalité et I’lnter Religieux avec le
Groupe du Dialogue lnter Religieux.

15 avril : 
Villa du Département -Programme culturel, expositions, livres, etc. de 10 à 17h.

17 avril : Hôtel de ville de Saint-Denis à 18h. Vœux et programme culturel.

27 et 28 avril : Région au MOCA - Expositions, ateliers, spectacles, bal tamoul etc.
 

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NOUVEL AN TAMOUL 5113 À SAINT-ANDRÉ

La culture indienne à l’honneur

7 avril 2012

Saint-André souhaite faire de la diversité culturelle une richesse pour son territoire. Forte de son engagement à valoriser les cultures d’origine en associant tous les acteurs à Ieur rayonnement dans la ville, la municipalité propose au fil de l’année des manifestations de qualité : Fête des Lanternes, Jour du Nouvel An tamoul, Koloss Festival, Dipavali, 20 Désanm. Fruits d’un travail en équipe, ces festivités illustrent la volonté du Maire et de ses Conseillers de souligner que Saint-André est bien la Ville des Lumières. Après la Fête des Lanternes, la Ville de Saint-André a le plaisir d’offrir à sa population une manifestation tout aussi éclatante : Le Nouvel An tamoul. Les 14 et 15 avril au Parc du Colosse, la culture indienne sera donc mise à l’honneur pour marquer avec des milliers de Tamouls ce début de l’année 5113.

A travers son village traditionnel, ses dizaines de spectacles en couleurs, ses expositions et colloques, la manifestation du Nouvel An tamoul continue d’étoffer sa programmation pour séduire les visiteurs friands des traditions. Sous l’impulsion de l’Association Culturelle Maryen Péroumal, elle constitue un temps fort de partage des connaissances, des valeurs et des savoir-faire de la culture indienne.

Installé au cœur du Parc du Colosse, le Village indien sera composé de 45 ateliers d’initiation et de découvertes des arts comme la Gastronomie avec dégustation : Cuisine du Tofou (David Narayanin) - Cuisine métro-indien (Restaurant “Régal Est” - Ratenon Yannis) - Cuisine traditionnelle (Mme Coindin) - Cuisine végétarienne (Association Sankirtan) - Pâtisserie indienne (Virassamy Migui) et les Epices et senteurs avec dégustations : Tisanes (Durier) - Expo épices (Associations Karma Deva).

Des Expositions et initiations sont également au programme : Karom (Billard indien) - Instruments de musiques (Canjamale Denis) - Musique et livres sacrés (Association Sankirtan) - Décoration statues indiennes (Janicky Lionel) 

- Tambours (Moutiapoullé Mathieu) - Sabres (Association la Saline) - Photos religieuses (Richel Ponapin) - Costumes bal tamoul et instruments de musique (OPNTT) - Vêtements de danse et de drapage de saree (Association Siva Soupramanien)- Vêtements indiens (Ponama) - Arbre généalogique (Souprayenmestry) - Tableaux indiens (Antoine Melado) - Bien-être (Sinimalé Marie-Claire - Charma Acktéa) - Expo Jacko (Asso Karma Deva) - Expo objets de cultes.

• Découvertes

- Astrologie (Swami Balagi) 
- Astronomie (Dourouva) 
- Yoga (Papou Lingam Claude) 
- Philosophie et calligraphie (Bramatchari Akilesh) 
- Calendrier et Vannakam Tu (Fédération) 
- Fabrication de masque (Nam Palli) 
- Henné (Virassamy Roseline) 
- Kolam et Rang (Janicky Lionel) 
- Langue et écriture Association (Nam Palli) 
- Histoire de Maryen Péroumal 
- Connaissances du végétalisme (Association des végétaliens de La Réunion) 
- Tressage feuille coco (Fabrice Caillasson)

 Ateliers pour enfants
- Peinture pour enfants, sanskrit (Association Nam Palli et Seva)

Spectacle en continu
Samedi 14 avril 2012 
10h : Ouverture des ateliers 
16h00 : Inauguration : Discours du maire et visite du village Hommage à Ganesh avec l’association Maryen Péroumal de Saint-André 
Prestation de danses avec le Centre culturel tamoul de La Réunion Animation du Village avec la danse du tigre de l’Association Pouli Varsam de Saint-Pierre
17h45 : Prestation de danses avec l’Association Brishna de Piton Saint-Leu 
18h30 : Prestation de danses avec l’Association Siva Soupramanien de Saint-Benoît 
19h15 : Prestation de danses avec l’Association Surya Dance de Saint-André 
19h30 : Prestation de danses avec l’Association Pondysuperstar’s de Sainte-Marie 
20h00 : Election Miss India et nuit intense avec le feu, le serpent, verre et contorsion, la corde.

Dimanche 15 avril 2012
10h00 : Ouverture des ateliers 
15h30 : Spectacle de Jacko dans le village 
16h00 : Dialogue inter-religieux avec Monseigneur Aubry, Swami Adwayananda, Issop Banian 
16h45 : L’histoire de Lakshmi racontée par Jessie Ferrère 
15h15 : Prestation de danses avec l’Association Muttamij Allayam de Saint-André 
17h45 : Prestation de danses avec l’Association Akshaya de Sainte-Marie 
18h30 : Prestation de danses avec l’Association Môhini de Saint-André 
19h15 : Prestation de danses avec l’Association Vijaï’s Production Number One de Saint-Denis
20h00 : Feu d’artifice

Un parfum de culture indienne à la Médiathèque A. Lacaussade

• Conférences
- “Comprendre la cérémonie tamoule de la marche sur le feu” par Patrice Louaisel le 14 avril à 18h
-“Iconographie hindoue réunionnaise, l’héritage des engagés indiens” par Coraline Parthenay le 17 avril à 18h

• Ateliers
- Calligraphie et approche philosophique par le Bramatchi Akilesh le 11 avril de 9h à 12h

• Exposition
- “La vie ancienne dans les temples”, exposition de tableaux de Ponapin Richel

Au cœur des traditions tamoules

• Signification
Le Jour de l’An qui arrive en général le 13 avril, parfois le 14, est un jour de très grande importance pour tous les Tamouls où qu’ils se trouvent et quelles que soient leurs religions. C’est le jour où le soleil entre dans la constellation du Bélier du Zodiac après y voir fait un cycle complet. Comme beaucoup de systèmes dans le monde, le calendrier tamoul est basé sur le mois solaire. Le mot tamoul pour “mois” est “tingal” qui est aussi le mot désignant la lune. Cela signifie que tous les Tamouls auparavant basaient leur calendrier sur le mois lunaire qui allait d’une pleine lune à l’autre. Plus tard, ce système a été abandonné en faveur du calendrier solaire. On attend du jour du Nouvel An qu’il apporte une nouvelle vie et le bonheur à tous. Ce jour-là, des résolutions positives sont prises. Nous devons donc faire attention à ne pas avoir de pensées négatives, ni d’exprimer de mauvaises paroles ou de faire de mauvaises actions. La croyance veut que si on réussit ce premier jour de l’année, le reste sera plus facile et ce sera une année heureuse.

• Les pratiques
Dans les familles indiennes, la tradition veut qu’une poujâ soit faite en l’honneur du Dieu Soleil dans un espace ouvert. Toute la maison est nettoyée et lavée. Un coin de la cour est nettoyé et décoré de dessins appelés« kolams ». Dieu, qui est omniprésent, est invoqué dans le Soleil et la poujâ est faite sur un cône de safran placé sur un petit autel de bois ou en brique. De chaque côté se trouve une lampe sur pied, et une offrande de riz est faite sur une feuille de bananier. Le neï, sucre et bananes sont ajoutés en plus des traditionnelles noix de coco et feuilles de bétel. La poujâ est une sorte de bienvenue à la nouvelle année. Puis les offrandes sont partagées entre les participants et les travailleurs. La nouvelle année tamoule annonce aussi l’arrivée de l’été dans le Tamij Nâdou. Traditionnellement, ce jour-là, la distribution d’éventails faits de feuilles de palmiers et de lait caillé pour apaiser la soif des voyageurs est considérée comme un devoir sacré. Cette distribution continue pendant plusieurs mois. En ce jour sacré, la lecture du panchagam ou almanach hindou est un rituel important pour les communautés rurales.

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UNE GRANDE FÊTE RÉUNIONNAISE CÉLÉBRÉE

Sainte-Suzanne fête le Nouvel An tamoul

5 avril 2012

Les élus de Sainte-Suzanne ont tenu une conférence de presse dans le cadre de Nouvel An Tamoul en présence de nombreuses associations culturelles. Il a été rappelé que le Nouvel An Tamoul représente l’une des 2 plus importantes fêtes réunionnaises du calendrier culturel Sainte-Suzannois. La nouveauté cette année est une réelle volonté d’animer les quartiers. Les manifestations ont été délocalisées dans les quartiers dans le cadre d’une politique de proximité et pour répondre à la demande de la population.

Marcel Pony, 2e adjoint, a souligné qu’« avec le 20 décembre, le Nouvel An Tamoul représente l’une des 2 plus importantes fêtes réunionnaises du calendrier culturel Sainte-Suzannois ». Pendant une semaine du 10 au 14 avril 2012, la Ville va vibrer au rythme de cette grande fête culturelle de l’unité réunionnaise. 
Spectacles de tambour, danses, jeux indiens, animations de quartier figurent au programme. Le samedi 14 avril aura lieu le fabuleux défilé de chars, qui partira de la mairie jusqu’à Bocage pour un magnifique spectacle son et lumière.

Culture indienne, partie intégrante de l’identité Réunionnaise

Depuis 1994, la municipalité organise chaque année des festivités pour le Jour de l’An Tamoul et met à l’honneur la culture indienne, partie intégrante de l’identité Réunionnaise.
Rappelons que c’est la rencontre des différentes cultures qui a donné naissance à la créolisation de la société. En effet, à l’origine notre île était vierge. Les trois derniers siècles ont vu arriver sur l’île des populations d’Afrique, de l’Inde, d’Europe ou de Chine. Durant ces trois siècles, la société réunionnaise a vu se brasser les différentes cultures. 
Sainte-Suzanne réfléchit également à la mise en place d’un jumelage avec une ville indienne. 
Patricia Coutandy, 3e ajointe, a rappelé qu’« on est dans la semaine du développement durable. La valorisation et la transmission du patrimoine sont un axe majeur du développement durable. La diversité culturelle est une force du développement durable ». 
Elle a également précisé que « la nouveauté cette année est une réelle volonté d’animer les quartiers. Les manifestations ont été délocalisées dans les quartiers dans le cadre d’une politique de proximité et pour répondre à la demande de la population ». 
Eddy Adékalom, adjoint à la vie Culturelle a présenté le programme des festivités (voir ci-joint).

Sanjiv Dinama
 

Programmation jour de l’an tamoul 2012

Lancement officiel des festivités
Mardi 10 avril 2012 à 17h00 devant la mairie 
Prestation de groupe de tambour
Danse des enfants du centre-ville (Service animation)
Vernissage de l’exposition : “Les richesses des musiques et danses indiennes” en mairie.
Atelier de Carrom
Ateliers autour de l’Inde dans les écoles (Service animation)
Mardi 10 avril 2012 : École Maya à Commune Carron
Jeudi 12 avril 2012 : École René Manglou à Quartier Français
Vendredi 13 avril 2012 : École les Goyaviers à Bras-Pistolet

Les ateliers proposés pour le cycle 3 sont : 
Jeu de société indien “PACHISI”
Jeu de dames indien
Jeu de reconnaissance sur les danses indiennes avec une exposition
Jeu de l’oie géant sur l’Inde
Atelier conte

Ateliers autour de l’Inde devant la Médiathèque
• Le mercredi 11 avril 2012 de 9h00 à 16h00 pour tout public
Les ateliers proposés sont : 
Jeu de société indien “PACHISI”
Jeu de dames indien
Jeu de reconnaissance sur les danses indiennes
Jeu de l’oie géant sur l’Inde
Atelier conte
Jeu autour des épices
Initiation danses indiennes

Animations dans les quartiers
Jeudi 12 avril 2012 à 18h00 devant la salle polyvalente de Bagatelle
Prestation de danses des associations APSARA KALAPELIE et RÉUNIR
Vendredi 13 avril 2012 à 18h00 au stade de Deux-Rives
Prestation de danses des associations SALANGAÏ, A.C.D.E.I.J. Groupe MOHINI et KALAIMOUNI
Défilé
Samedi 14 avril 202 à 18h00 devant la mairie de Sainte-Suzanne
Défilé des associations avec chars :
Chars de l’association : 

- CHAPELLE FRONT DE MER

- SALANGAÏ

- APSARA KALAPELIE

- AKSHAYA
Défilé des enfants des quartiers avec déguisement et chorégraphie : Bras Pistolet, La Marine, Village Desprez, Centre-ville 

19h30 : Spectacle des associations SALANGAÏ, A.C.D.E.I.J. Groupe MOHINI, KALAÏ JOTHI, APSARA KALAPELIE, CULTURELLE DURGE KOVYL, REVATHI DANCE ACADEMY, PONDYSUPER STARS, VIASA DANCES, SHRI MAHA DEVI, KALAIMONI
22H00 : feu d’artifice

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COLLOQUE INTERNATIONAL

« Agir pour le développement de la coopération avec l’Inde »

4 avril 2012

L’Université de La Réunion et l’Organisation pour les initiatives de la diaspora indienne de La Réunion (ODI/REUNION) avec le partenariat scientifique du centre interdisciplinaire de recherche sur la construction identitaire (CIRCI) organisent un séminaire internationale sur le théme de l’"Engagisme, diaspora et culture indienne dans les anciennes colonies : agir pour le développement de la coopération avec l’Inde" le jeudi 5 avril à l’Amphi 200.2 de la Faculté des Lettres, le vendredi 6 avril 2012 à l’Amphi Charpack de la Faculté des Sciences et le samedi 7 avril 2012 à l’Amphi Commerson de la Faculté des Sciences.

Parmi les composantes de la diversité culturelle caractéristique de La Réunion, il en est une dont l’histoire et les marqueurs d’identité ont fortement contribué, et contribuent encore à la richesse de la culture réunionnaise. Il s’agit de la culture indienne issue de l’engagisme et qui perdure dans une pratique adaptée aux transformations apportées par la société occidentale sans pour autant délaisser l’héritage originel. 
Ce colloque international entend placer au centre des discussions l’histoire et le présent de cette composante incontournable du peuplement des anciennes colonies avec pour ambition de dresser un état des lieux des travaux scientifiques et témoignages authentiques consacrés à l’engagisme et à l’évolution des pratiques culturelles et cultuelles de la diaspora indienne. 
Associer "engagisme" et "diaspora" dans un intitulé présente l’inconvénient de circonscrire la migration indienne aux îles à plantation après l’abolition de l’esclavage. Or il est de notoriété publique que des Indiens se sont expatriés pour diverses raisons bien avant la période coloniale d’une part et que cette vague migratoire se poursuit aujourd’hui d’autre part pour former des diasporas un peu partout dans le monde et sur le pourtour de l’océan Indien. C’est la raison pour laquelle, il est attendu des interventions de chercheurs et de professionnels qu’elles mettent au jour les particularités propres à chaque pays participant dans une perspective comparatiste qui permettrait de confirmer, sinon d’enrichir, les recoupements tout en mettant en évidence certaines spécificités. 
Cette rencontre scientifique vise également à promouvoir une activité de recherche et de formation ainsi que le renforcement des échanges culturels dont les retombées sur le plan économique ne sont pas à négliger.

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PUBLICATION DES "ACTES" DE LA RENCONTRE INTERRELIGIEUSE D’AOÛT 2011 À LA RÉUNION

Les atouts de l’interculturalité réunionnaise et de l’œuvre du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion

28 mars 2012

Le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (C.I.M.P.), présidé par le Père Higoumène Barsanuphe et dont le siège se trouve à Le Mesnil Saint-Denis, dans la région parisienne, vient de publier un livre extrêmement intéressant. Il s’agit des "Actes de la 18ème Rencontre interreligieuse de Doumérac déplacée à La Réunion" et qui s’est déroulée le jeudi 11 août 2011 à l’Ashram du Port, situé dans la zone cultuelle "Square Jean XXIII" de la cité maritime réunionnaise. Cet ouvrage d’une grande richesse présente d’abord les diverses instances organisatrices et partenaires de cet événement exceptionnel et rend compte ensuite des échanges très importants qui ont eu lieu durant la rencontre. Il publie en effet l’ensemble des contributions à ce dialogue sur le thème : "Les Rencontres interreligieuses multilatérales et la laïcité", ainsi que les articles parus dans la presse à ce sujet. En raison de l’intérêt de ce document, qui illustre les atouts de l’interculturalité réunionnaise et l’importance de l’œuvre accomplie depuis de nombreuses années par le Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion, présidé par Idriss Issop-Banian, "Témoignages" publie ci-après quelques extraits des passages que nous venons de présenter. Nous vous informons également que ce livre sera disponible prochainement au siège de notre journal pour 15 euros. Vous pouvez d’ores et déjà le commander en appelant le 0262-55-21-21. De format 15x21, il compte 176 pages et présente notamment les textes de 24 intervenants, avec 107 photos en couleurs. Une lecture à ne pas manquer !

La WCRP (World Conference of Religions for Peace), créée à Kyoto, au Japon, en 1970, est une organisation importante qui permet aux croyants de toutes les religions d’œuvrer ensemble en faveur de la paix. La branche française, créée en 1986, s’appelle “Conférence mondiale des religions pour la paix” (CMRP), dite aussi “Religions pour la Paix”.
La WCRP et la CMRP accueillent des hommes et des femmes qui sont :

- déterminés à travailler ensemble pour la paix, en commençant par eux-mêmes, dans leurs communautés respectives et entre celles-ci ;

- motivés à partager, avec tous, le service efficace de la paix, dans les réalités sociales, des plus proches (les banlieues, la violence urbaine…) aux plus lointaines (les conflits au Kosovo, en Indonésie…) ;

- soucieux de discerner les différences et de faire progresser ainsi le dialogue authentique.
Dans ses activités, la CMRP :

- récuse tout syncrétisme et toute tentative qui nierait les différences fondatrices entre les traditions religieuses et entre les cultures ;

- cherche une dynamique pacifiante de la communication entre les religions, entre religieux et non-religieux, afin d’éviter l’ignorance, l’hostilité et l’exclusion ;

- souhaite que le dialogue entre les religions ne soit pas seulement une activité parmi d’autres, mais une préoccupation, une attitude essentielle de chacun.

Coopération et fraternité

Le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (CIMP) a été créé en 2006 par le Père Higoumène Barsanuphe, dans une fidélité totale aux statuts de la Conférence mondiale des religions pour la paix-France (CMRP), dont il est vice-président. Le CIMP est constitué par la réunion de représentants de toutes les grandes religions présentes en France, à raison d’un représentant par religion, pour que soit respectée l’égalité numérique. Multilatéral signifie que le Collectif ne se limite pas au dialogue bilatéral (entre deux religions), ni trilatéral (entre trois).
Le CIMP, groupe local Paris-Ile de France de la CMRP, développe des relations avec les autres groupes interreligieux multilatéraux, affiliés à la CMRP ou non, participe aux événements organisés par eux, et les invite à participer à ceux qu’il organise. Dans l’esprit de la CMRP, le Collectif établit également des relations avec toutes les grandes religions, ainsi qu’avec des personnes et des entités non-religieuses, afin de manifester sa volonté de ne pas s’enfermer dans un front commun des religions.
En 2011, le CIMP a été à son tour partenaire des groupes organisateurs à Paris du 25ème anniversaire d’Assise. C’est dans cet esprit de coopération et de fraternité entre les groupes que le CIMP a recherché le partenariat avec le Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion.

La 18ème rencontre interreligieuse de Doumérac… à La Réunion

En 1998, le 27 octobre, anniversaire d’Assise I, a été inauguré le Centre de rencontres interreligieuses multilatérales pour la paix (CRIMP) à Doumérac, Charente, à l’occasion de la 1ère Rencontre interreligieuse de Doumérac (RID). Ce Centre est affilié à la Conférence mondiale des religions pour la paix-France (CMRP).
Les 17 premières RID ont eu lieu au CRIMP, en partenariat à partir de 2006 avec le Collectif interreligieux multilatéral pour la paix (CIMP), groupe local de la CMRP, région Ile de France.
Dans ces Rencontres, les intervenants apportent leur contribution à la recherche de la paix, au refus de tous les fanatismes, extrémismes et autres discriminations, à la promotion de l’égalité, du droit et de la laïcité, mais sans pour autant imposer leurs convictions religieuses à ceux qui ne croient pas comme eux. 
En 2011, le CIMP, invité à l’île de La Réunion, a déplacé exceptionnellement sa 18ème Rencontre de Doumérac dans ce département, en procédant comme pour les précédentes par invitation de représentants des grandes religions. Ceux-ci sont intervenus le jeudi 11 août 2011 sur le thème proposé : “Les Rencontres interreligieuses multilatérales et la laïcité”.


Les intervenants à la rencontre réunionnaise

• Swami Advayananda Sarasvati, hindou, président de l’Ashram Arsha Vidya du Port, vice-président du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion (GDIR).
• Clément Ah-Line, confucianisme, bouddhisme et taoïsme, président de la Fédération réunionnaise des associations culturelles chinoises.
• Serge Koujendaivel Ajaguin-Soleyen, hindou, président et pusâri du Temple Sri Krishna Mariamman de Saint-Paul.
• Houssen Amode, musulman, fondateur et président de l’Association musulmane de La Réunion (AMR), Président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de l’île de La Réunion.
• Monseigneur Gilbert Aubry, chrétien, évêque catholique de l’île de La Réunion.
• Elijah Baichoo, baha’ï, membre de l’Assemblée spirituelle des baha’ïs de La Réunion, vice-président du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion (GDIR).
• Saraspadee Baichoo, baha’ïe, membre de l’Assemblée spirituelle des baha’ïs de La Réunion.
• Idriss Issop-Banian, musulman, président du Groupe de dialogue interreligieux de La Réunion (GDIR), vice-président de l’AMR.
• Père Higoumène Barsanuphe, chrétien, archimandrite de l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou), vice-président de la CMRP, président du CIMP, créateur et animateur des Rencontres interreligieuses de Doumérac.
• Lucien Biedinger, agnostique, professeur de philosophie, journaliste retraité, ancien rédacteur en chef de “Témoignages” (quotidien communiste de La Réunion), secrétaire du Cercle philosophique réunionnais.
• Premesh Catapoulé, hindou, membre actif de l’association Shruti Seva Réunion et fidèle de l’Ashram Arsha Vidya du Port.
• Roland Chane-Kon, confucianisme, bouddhisme et taoïsme, président du Temple chinois Chane de Guan Di à Saint-Denis.
• Tulkou Do Khyentse Rinpoche, bouddhiste, fondateur du centre tibétain Taktchen Tcheulang Tsokpa à Mont Vert Les Hauts.
• Anne Des Forges-Facérias, chrétienne catholique, réalisatrice de spectacles en tant que producteur.
• Daniel Facérias, chrétien catholique, auteur-compositeur interprète et scénariste.
• Mohammed Maoihibou, musulman, président de la mosquée comorienne shaféite du Port.
• Daniel Minienpoullé, hindou, président de la Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion (FAGRHCTR).
• Ras Joseph Mukunda, Ras Tafari, résidant à l’Ashram Sri Mata Amritanadamayi de Saint-Louis.
• Alixe Ponapin, hindoue, enseignante à la retraite, fidèle de l’Ashram Arsha Vidya du Port.
• Swami Premananda, hindou, fondateur de l’Ashram de Saint-Louis “Maison de l’Inde : Sri Mata Amritanadamayi”.
• Pasteur Josoa Rakotonirainy, chrétien, représentant de l’Église protestante malgache à La Réunion, ancien secrétaire général du Conseil chrétien des églises à Madagascar (FFKM).
• Aïcha Vivien, musulmane, membre de l’Ecole soufie internationale Khidmatul Khadim et disciple du Cheikh Aly N’Daw.
• Lama Thubten Sangpo, bouddhiste, responsable du Centre d’études Gyeltsabjé aux Avirons.

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UN GARDE-CÔTE INDIEN EN ESCALE À LA RÉUNION

Renforcer les relations amicales entre nos deux pays

26 mars 2012

Un navire de la Marine nationale indienne, le “Vijit”, effectue actuellement une visite de courtoisie à La Réunion. Il est stationné jusqu’à demain à La Pointe des Galets au Port.

Le “Vijit” est un garde-côte de la Marine nationale indienne. Madame la Consule général de l’Inde, Manju Seth, et le Général Naresh Kaul, commandant du bâtiment, ont souligné lors d’une conférence de presse que la visite a pour but de consolider les intérêts communs et de développer la coopération maritime dans le domaine de la Recherche maritime et du sauvetage en mer ainsi que la lutte anti-pollution. 
Mme Manju Seth a également précisé que cette escale à La Réunion est un pas dans la consolidation et le renforcement des relations amicales entre l’Inde et La Réunion. Cette escale s’effectue dans le cadre du déploiement du bâtiment dans les îles de l’océan Indien (Maurice, Seychelles et La Réunion).

Un bâtiment habituellement basé au Gujarat

Ce navire est doté d’outils de navigation et de communication les plus avancés du monde ainsi que des capteurs et des appareils avec les technologies les plus récentes. Il compte un hélicoptère, le “Chetak”, de fabrication indienne, et 5 navires de recherches et de sauvetage en mer de grandes vitesses. Il comporte également des systèmes anti-pollution pour lutter contre les marées noires. 
Avec 145 membres d’équipage, dont 8 officiers, le bâtiment est habituellement basé à Porbandar dans le Gujarat, en Inde, lieu de naissance du Mahatma Gandhi et d’où sont également originaires les ancêtres de nombreux Réunionnais.

Sanjiv Dinama

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Après avoir accaparé ses richesses, la Grande-Bretagne rejette l’Inde

20 mars 2012 Sanjiv DINAMA

La Grande-Bretagne va mettre un terme à son aide à l’Inde, car elle estime aujourd’hui qu’elle ne doit plus rien à l’Inde. Pourtant l’Inde a subi près de 350 de colonisation anglaise, durant lesquelles, un véritable pillage a été opéré par le colonisateur anglais. A la veille de l’indépendance, des millions d’Indiens mourraient de faim. Aujourd’hui, le gouvernement britannique estime ne plus être redevable envers les Indiens et mettra fin au versement de l’aide. 

La Grande-Bretagne va mettre un terme à son aide à l’Inde, a indiqué le ministre britannique pour le développement international Andrew Mitchell dans le Sunday Times. « Londres a dépensé quelque 1 milliard de livres (1,2 milliard d’euros) en programmes d’aide à l’Inde ces cinq dernières années, et s’est engagé à verser 600 millions de livres supplémentaires d’ici 2015 », a-t-il indiqué. Le programme ne sera pas renouvelé à cette échéance, a laissé entendre le ministre. « Nous sommes dans la dernière ligne droite vis-à-vis d’eux » (les Indiens), a-t-il indiqué dans une interview au dominical.
La Grande-Bretagne estime aujourd’hui qu’elle ne doit plus rien à l’Inde. Un rappel historique est nécessaire afin de mieux comprendre.

Une véritable désindustrialisation s’est opérée en Inde durant la colonisation

L’Inde a subi près de 350 ans de colonisation anglaise. 350 années durant lesquels, un véritable pillage a été opéré par les Anglais. Les pays colonisateurs ont imposé à leurs colonies des cultures d’exportation uniquement destinées à satisfaire les besoins de la métropole. En Inde, la Grande-Bretagne a refusé à sa colonie le droit de s’industrialiser. Elle continuait d’appliquer à l’Inde le système mercantiliste. C’est à propos du coton et du jute que le problème se pose d’abord. Les industriels anglais entendent que ces fibres soient entièrement exportées brutes vers l’Europe, pour être travaillées exclusivement dans les usines anglaises, et que les Indiens se contentent du rôle d’acheteurs des tissus de la métropole. Le coton accomplit ainsi un circuit de plusieurs milliers de kilomètres, inattendu mais conforme à la division du travail dont l’Angleterre du 19ème siècle entend profiter. Ainsi s’accomplit une véritable désindustrialisation des pays colonisés. Les milieux d’affaires anglais obtiennent même qu’une taxe spéciale frappe les produits manufacturés de fabrication indienne vendus en Inde, afin que l’avantage reste aux articles en provenance de la métropole. C’est ainsi que l’Inde, première manufacturière de cotonnades avant 1800, vit son industrie textile assez rapidement dévastée. Elle devient exportatrice nette de coton brut et finit, vers la fin du 19ème siècle, par importer la quasi-totalité de ses besoins en produits textiles.

Une situation de famine sévissait en Inde au moment de l’indépendance du pays

L’Inde n’est indépendante que depuis près de 60 ans. Au moment de l’indépendance, une situation de famine sévissait dans le pays. « Au Malabar, à Bijapur, en Orissa, et avant tout dans la riche et fertile province du Bengale, hommes, femmes et petits enfants mourraient chaque jour par milliers, faute de nourriture. Ils s’écroulaient morts devant les palais de Calcutta, leurs cadavres gisaient dans les huttes de boue des innombrables villages du Bengale et jonchaient les routes et les champs des zones rurales », J. Nehru, "The Discovery of India". Au total, l’Inde a connu 7 famines au XIXe siècle. 3 millions de morts en 1943 dans le seul Bengale. Entre 1900 et 1947, la disponibilité alimentaire du pays par tête avait baissé de 25%.

Le gouvernement britannique estime aujourd’hui ne plus être redevable envers l’Inde et ses millions d’Indiens morts faute de nourriture

Depuis l’indépendance, le pays a réalisé d’énormes progrès notamment avec la révolution verte qui a permis à l’Inde d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. L’Inde est aujourd’hui, entre autres, le deuxième producteur mondial de riz, blé, canne à sucre. Elle est la première productrice de lait et de protéagineux (légumineuses de type pois et lentilles).

Après 350 ans de pillage durant lesquelles l’Inde a connu une forte régression, le gouvernement britannique estime avoir payé sa dette envers l’Inde, envers ces millions d’Indiens morts faute de nourriture. La Grande-Bretagne ne versera plus les 1,2 milliard d’euros sur 5 ans à un pays de 1,2 milliard d’habitants ce qui ne représentait que 1 euro par indien tous les 5 ans.

Sanjiv Dinama

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