- Introduction
- Indo-Musulmans
  - Données socio-économiques

  - Culture au quotidien
  - Islam local
- Malbars, Tamouls
  - Tradition et renouveau
  - Pratiques religieuses
- Quel avenir ?
    

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  - Temples et ashrams
  - Divinités
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  - Musique et danse
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Remerciements

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PUBLICATIONS, CD, DVD

   Sur cette page, découvrez les publications un peu plus anciennes mais toujours d'un grand intérêt, qui participent elles aussi de la vie culturelle indienne en France : romans, essais, périodiques, beaux livres..., par des auteurs indiens traduits publiés en France, ou par des auteurs français passionnés par l'Inde. Ne manquez pas non plus les ouvrages relatifs aux cultures indo-créoles ainsi que les CD et DVD.


   - I Am, le film d'Onir
   - CD : Le meilleur du santour
   - Le Narcisse noir
   - Afghanistan : regards croisés
   - CD : Undiscovered Time
   - Nouveautés sur Couleur indienne
   - Etre indien en France
   - Retour à Bombay

  
- Nouvelles de l'Inde - n°406

   - Le Fleuve de Renoir. Attention, chef-d'œuvre !
   - BD - L'événement : Rani
   - Histoires en couleurs
   - Mémoires du Gange - 1930
   -
Hindustani Raga Sangita
   - CD : Zakir Hussain dans ses meilleurs morceaux  
   - Les Vagabonds enchantés

  
- Nouvelles de l'Inde - n°405

  
- Immersion
   - Un bon musulman
   - DVD : Une découverte sonore de l'Inde
   - BD : Jaya, engagée indienne
   - CD : Madness & Happiness (chants baûls)
   - Les Amoureux de l'Inde

   - Coffret : La Cuisine indienne facile
   - BD : Muraqqa' - Vêtue par le ciel
   - Les contes du roi Vikram

  
- CD : Maître de la flûte bansuri
  
- CD : Chansons traditionnelles et populaires de Goa
   - CD : Goddess

   - Devenir indien
   - Dieux et Déesses de l'Inde
   - Poésie et Eveil - Les Voyages du Cygne
   -
Et c'est le soir toute la journée (roman de Preeta Samarasan)
   - Newsletter du CEIAS (n°3)
   - Le Grand Livre du Yoga
   - Les enquêtes du brahmane Doc
   -
Elles changent l'Inde
   - Un Atlas de l'Impossible (roman d'Anuradha Roy)
  
- Les communautés tamoules et le conflit sri lankais
   -
Râmâyana : édition événement

   -
"Diasporas sri lankaises" - par la revue Hommes & Migrations
  
-
Un et multiple, un livre de Sarah Combe
  
- Les racines intellectuelles du mouvement d'indépendance de l'Inde (1893-1918)
  
- Nalgon : le nouveau livre de J.-R. Ramsamy
   - L'interlecte réunionnais
   - L'Islam à l'île de la Réunion
  
- Un livre de Catherine Servan-Schreiber
  
- L'existence phénoménale de Jack Kérouac, par Pradip Choudhuri
  
- Manuel de hindi en Guadeloupe
  
- L'Esprit créateur
   - Magazine Sangam, n°30


En partenariat avec le site officiel de
La Nouvelle Revue de l'Inde

Spectacles    Expositions    Publications
Festivals Divers Témoignages

Vous souhaitez annoncer une publication : contactez-nous.


I Am, le film d'Onir


En partenariat avec Epicentre  Films et
La Nouvelle revue de l'Inde (rendez-vous sur ce site et tentez une seconde fois votre chance
)

Concours terminé
Voir les gagnants

   Le 5 juin, Epicentre Films proposera au public le DVD d'un film qui a fait beaucoup parler de lui sur la scène internationale, qui a été remarqué et récompensé dans de nombreux festivals, et a notamment reçu en Inde l'équivalent du César du meilleur film : I Am du cinéaste Onir.

   I Am questionne sur les dilemmes qui tourmentent la société indienne moderne. En démêlant et explorant ces tourments, le film déplie quatre contes de personnes luttant pour trouver leur identité et soutenir leur dignité dans un monde qui est dur, froid et solitaire.
   Tourné dans quatre villes différentes à travers l’Inde, I Am est une fusion d’histoires où les protagonistes partagent un rêve commun : un désir de regagner leurs vies, regagner une identité qu’on leur a volé.

 « I Am est rageur, honnête, dense et prend aux tripes » (Asian Age).
« I Am est l’un des meilleurs films de l’année » (Anand Bazaar Patrika).

- Durée du film.......................................... 110 min.
- Durée du DVD................................... 160 min. env.
- Langue.................................................... Indien
- Sous-titres..................................Français / Anglais
- Son........................................ Dolby Digital Stéréo
- Format.................................... 16/9 compatible 4/3
- Bonus : Making-of comprenant des interviews de l’équipe du film/- Filmographie du réalisateur / Galerie photos / Bande-annonce du film.

 ÉDITION : EPICENTRE FILMS EDITION - Daniel Chabannes
55, rue de la Mare
75020 PARIS
Tél. 01 43 49 03 03
info@epicentrefilms.com

 DISTRIBUTION : ARCADÈS
Parc du château de Lancosme
36500 Vendoeuvres
Tél. 02 54 38 32 32
contact@arcadesmultimedia.fr

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CD : Le meilleur du santour

Gagnez le CD !
En partenariat avec La Nouvelle Revue de l'Inde
(rendez-vous sur ce site et tentez une seconde fois votre chance)

Jeu concours : cinq gagnants pour le CD The Best Of Indian Santur

  Répondez à la question suivante par le formulaire ci-dessous : Avec lequel des Beatles Tarun Bhattacharya a-t-il joué : John Lennon, Paul McCartney, George Harrison ou Ringo Starr ?
   Fin du concours le 25 mai 2012 à 19 heures.


   Ne manquez pas le site internet de notre partenaire ARC Music et sa page facebook :
http://www.arcmusic.co.uk
http://www.facebook.com/pages/ARC-Music/129847133305

  Entrer dans l’album de Tarun Bhattacharya, c’est s’immerger dans la fraîcheur d’une eau limpide, vivifiante qui vous tient, tout au long de ces quatre morceaux fluides et clairs, dans un état de paix et de légèreté.
   Le santour n’est pas peut-être pas aussi connu que les instruments les plus emblématiques de la musique indienne, mais, sous diverses variantes, il est répandu en Europe comme au Proche et au Moyen-Orient. Le Pandit Bhattacharya est incontestablement un de ses tout meilleurs ambassadeurs. Prolifique mais aussi maintes fois salué et primé pour son art, il a côtoyé les plus grands, de Ravi Shankar à George Harrison, et a perfectionné la technique de ce tympanon, cousin du yang qin chinois ou du cymbalum hongrois. Les notes s’égrènent avec une virtuosité jamais tapageuse, dans une ambiance sonore bien différente des chauds frissons du sitar ou de la vîna, auxquels l’on est plus habitué. La discrétion du tablâ, que le mixage a su judicieusement garder très en retrait, n’empêche pas l’assurance rythmique des morceaux, il est vrai soutenue par les aptitudes dans ce domaine du santour lui-même. L’oreille occidentale percevra des accents tantôt celtiques, dans l’entame de l’alap, tantôt méditerranéens, dans le corps des morceaux. D’autres penseront peut-être aux amples mouvements d’une musique New Age retournée à des racines acoustiques. A tout instant l’artiste transcende la matière métallique toujours perceptible, la tension des cordes toujours sensible, pour aviver la clarté de sonorités pleines de vie, non sans espièglerie parfois.
   Les deux premières plages, ragas de début et de fin de soirée, se prolongent avec les morceaux « Raag Hament » et « Raag Misra Pahadi » qui ne détonnent pas… A écouter dans la douceur d’une nuit d’été, près du murmure d’une fontaine.

Titre : The best Of Indian Santur
Artiste : Tarun Bhattacharya
Code CD : EUCD2306
4 morceaux, 75:19 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk

Lien direct et achat.

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Le Narcisse noir


En partenariat avec Carlotta Films et
La Nouvelle revue de l'Inde (rendez-vous sur ce site et tentez une seconde fois votre chance
)

Remportez le Blu-ray du film Le Narcisse noir
Concours terminé.
Gagnants : Lydie L. de Chantonnay (85), Jérôme B. de Belfort (90), Marie G. de Genay (69), Geneviève B. de Saint-Christol (34) et Charlotte M. du Havre.

J. ARTHUR RANK PRÉSENTE
DEBORAH KERR
SABU DAVID FARRAR FLORA ROBSON
"LE NARCISSE NOIR" (BLACK NARCISSUS) - 1947
AVEC ESMOND KNIGHT JEAN SIMMONS KATHLEEN BYRON
ÉCRIT, PRODUIT ET RÉALISÉ PAR MICHAEL POWELL ET EMERIC PRESSBURGER
D’APRÈS LE ROMAN DE RUMER GODDEN
UNE PRODUCTION THE ARCHERS EN TECHNICOLOR®
UNE RESTAURATION RÉALISÉE PAR ITV STUDIOS GLOBAL ENTERTAINMENT.

   Disponible chez Carlotta Films.

   Une congrégation de religieuses se rend dans un ancien harem situé sur les contreforts de l’Himalaya pour y établir un dispensaire. Les sœurs sont aidées dans leurs tâches par Dean, un agent britannique installé dans la région depuis longtemps. Rapidement, la sœur supérieure Clodagh s’offusque de la conduite de ce dernier. Au sein de la communauté, les tensions s’exacerbent et les nonnes traversent des épreuves pesantes, aussi bien pour le corps que pour l’esprit…
  
Drame sensuel, Le Narcisse noir est une œuvre atypique signée Powell et Pressburger (Les Chaussons rouges). Décisif pour toute une génération de réalisateurs, il s’agit de l’un des films les plus aimés et les plus commentés du cinéma classique. Confrontant le désir et l’interdit avec une audace extrême, la mise en scène repose sur la beauté vertigineuse de montagnes indiennes peintes en trompe-l’œil et la grâce fébrile de Deborah Kerr (Colonel Blimp, Les Innocents). Un idéal de cinéma récompensé par deux Oscar®, dont celui de la meilleure photographie !

   SUPPLÉMENTS (EN HD) :
- IL ÉTAIT UNE FOIS "LE NARCISSE NOIR" (24 mn) : Collaborateurs et proches des Archers se souviennent de la production du Narcisse noir, du talent de Deborah Kerr et reviennent sur le grand succès du film et la reconnaissance du duo Michael Powell – Emeric Pressburger.
- SPECTRUM (32 mn) : Darius Khondji, célèbre directeur de la photographie de La Cité des enfants perdus, Seven et Minuit à Paris, livre une précieuse analyse du Narcisse noir, et décrit son approche personnelle de la lumière au cinéma.
- BANDE-ANNONCE
- GALERIE PHOTOS


Deborah Kerr et Jean Simmons

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Afghanistan regards croisés

   Quatrième de couverture : "Justice est faite", déclarait le président Barack Obama en mai 2011, en annonçant la mort d'Oussama Ben Laden, mettant fin à dix années de bras de fer entre les autorités américaines et le leader islamiste. Une décennie durant laquelle l'épicentre de cet affrontement s'est situé sur les terres afghanes, dix ans de violence et de guerre qui auront été le quotidien d'un peuple dont les perspectives d'avenir ne se soldent pas dans la mort d'un terroriste. Après le temps des Soviétiques, puis celui des Talibans, vient la fin annoncée du temps des Américains et de leurs alliés occidentaux, celui qui devait conduire à la paix et à la démocratie, à la fin de la production de drogue, à la liberté pour les femmes, celui qui devait, enfin, réussir à "gagner les cœurs et les esprits"... Nous en sommes loin. Dans cet ouvrage écrit à plusieurs mains, des universitaires spécialistes de la question, des journalistes de terrain et des praticiens de l'action humanitaire croisent leurs points de vue sur les mécanismes qui alimentent le conflit, dressent un bilan de la décennie qui s'achève et mettent en lumière quelques chemins possibles pour imaginer d'autres scénarios que ceux de la violence répétée. Pour enfin voir fleurir un espoir sur les cendres des attentats du 11 septembre 2001 comme sur la terre endeuillée de l'Afghanistan.

Titre : Afghanistan - gagner les cœurs et les esprits
Auteur : Collectif, sous la direction de Pierre Micheletti
Éditeur : PUG / RFI
Format : 14.5 x 21 cm. - 295 pages
ISBN : 978-2706116728
Prix public : 19€

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CD : Undiscovered Time

   Ne manquez pas le site internet de notre partenaire ARC Music et sa page facebook :
http://www.arcmusic.co.uk
http://www.facebook.com/pages/ARC-Music/129847133305
   En partenariat également avec
Indes réunionnaises.

   C’est la troisième fois qu’ARC Music propose un CD fruit de la rencontre du groupe Re-Orient (du prolifique touche-à-tout Chris Conway : voir son site)  et du musicien indien Baluji Shrivastav (voir son site). Un opus sous le signe de la diversité et, bien évidemment, de la fusion, à l’échelle de l’album comme à celle de chaque morceau en particulier. A la croisée des horizons, se rencontrent accents venus des landes celtiques d’Irlande, coups de rein langoureux de bossa, rythmes balkaniques, volutes de jazz et, bien sûr, parfums sonores de l’Inde portés par telle envolée du sitar, telle cadence des tablas… Les plages ludiques et festives alternent avec des morceaux où la sérénité s’installe, parfois presque la gravité, dans un résultat un peu inégal mais offrant de vrais moments de bonheur. C’est le cas notamment avec le morceau d’ouverture, « Global Reunion », frais et léger, passant de l’espièglerie à des coulées planantes, se prolongeant par un dialogue vocal au phrasé venu tout droit de la vallée du Gange. C’est le cas aussi pour « Brave Boy », où la voix jazzy de Linda Shanovitch nous rappelle la tranquille profondeur d’une Norah Jones, avant de trouver son âme sœur dans le timbre aigre-doux – moins aigre que doux – du dilruba. « The Gift of Time » mise sur une répétitivité entêtante et mélodieuse, dont les inflexions irlandaises font une ballade touchante de nostalgie. Dans « Tides », où l’on retrouve la belle voix de L. Shanovitch, celle-ci se fait plus aérienne, portée par une instrumentation délicate où la sonorité particulière du thérémine, cet instrument électronique aux intonations parfois presque humaines, se mêle harmonieusement au piano, au dilruba, au violoncelle, au saxophone… L’ambiance rappelle alors par exemple les morceaux les plus élégants d’un David Sylvian…

   Ne serait-ce que pour ces quatre morceaux-là, le disque mérite bien plus qu’une simple écoute distraite et saura séduire les amateurs de bonne world music.

Titre : Indian World Music Fusion - Undiscovered Time
Artiste : 
Re-Orient, featuring Baluji Shrivastav
Code CD : 
EUCD2371
4 morceaux, 62:06 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk
Lien direct et achat.

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Nouveautés sur Couleur indienne

   Le webzine Couleur indienne fait peau neuve et vous propose une série de nouveaux articles de qualité :
Edito : Le retour de Susheela à Paris
Indianités : La cérémonie du Sankirtana au Musée du Quai Branly
Portrait de femme : Aruna SAYEERAM, une grande chanteuse carnatique
Arts : Sortie du film Trishna le 13 juin 2012
Les recettes de Joly : Recettes indiennes du sud
Philosophie et religions : Le Tantrisme
Personnalité : Décès du Père Ceyrac
Indianités : Les naans au fromage de Montorgueil
Associations : L'association SHARANA à Pondichéry
Livres coup de cœur : Des ouvrages pratiques sur l'Inde, sa culture et sa cuisine 
Evènement : La fête de Holi en Inde
Mythes et mythologie : Le dieu Muruga
Musique : La musique carnatique

   Couleur indienne est ici : http://www.couleur-indienne.net.

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Etre indien en France

Lire notre interview de S. Kesri

   Ce livre est une invitation à un cheminement philosophique, culturel et spirituel sous la forme d'une conversation entre un Indien résidant en France - Sadanand Kesri - et une psychologue française - Jeanine Mudryk -, à partir de nombreuses questions qui se posent dans l'existence.
  
De la même façon que Carl Maria Von Weber nous invite à la valse, à nous laisser porter harmonieusement par la musique, cette conversation nous invite au voyage intérieur, promenade harmonieuse où vie rime avec poésie. Au rythme de chaque question, le tempo de cette aventure propose que cette lecture soit pour vous aussi agréable que possible, et ceci dès la première question.

Auteur : Sadanand KESRI - Jeanine MUDRYK
Editeur : The Book Edition
Rubrique : Sciences humaines
Style : Esotérisme
Format : Exlibris (14,8x21cm)
Impression : Noir & Blanc
Pages : 95
N° ISBN : 978-2-9541065-0-2.
Page facebook.

Pour se procurer le livre : http://www.thebookedition.com/etre-indien-en-france-sadanand-kesri---jeanine-mudryk-p-70475.html

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Retour à Bombay

   Présentation de l'éditeur : Sohana Badshah est de retour à Bombay après avoir abandonné des études de décoration d’intérieur à Londres à la suite d’une déception amoureuse. Cette rupture va amener Sohana à s’intéresser de près à l’entreprise familiale, ce qui surprend, car tout ce qu’on attend d’elle, c’est qu’elle fasse du shopping, prenne le thé avec des amies et surtout qu’elle se marie au plus vite avec un homme qui trouve grâce aux yeux de celui qui est à l’origine de la fortune familiale : Darshan Badshah, self-mademan octogénaire et tyrannique.
   Au cours des investigations de Sohana, nous rencontrons les autres membres de la famille : son cousin préféré, Milan, play-boy à l’humour ravageur, Sharan qui trompe sa femme avec sa secrétaire, le frère aîné de Sohana qui en pince pour une top-modèle, la tante Malini, femme cougar hyperliftée, qui sort avec un joueur de cricket qui a l’âge d’être son fils, etc. Nous apprenons qu’outre des aciéries, Badshah Enterprise possède des centres commerciaux et des hôtels dans le monde entier. La crise éclate lorsque Baba Badshah, le patriarche, annonce qu’il préférerait vendre la société qu’il a créée plutôt que de voir un de ses trois fils lui succéder, mais que si l’un de ses petits-fils lui présente un projet de développement innovant, il est prêt à lui passer le relais. Une terrible compétition va s’engager entre ses cinq petits-fils. Sohana, seule fille de la famille, est d’entrée de jeu éliminée de la compétition et va d’abord aider Milan, son cousin préféré. Peu à peu, cependant, elle va être amenée à changer d’avis à mesure qu’elle découvre la vérité sur son grand-père et la nature du différend qui est à l’origine de sa rupture avec Jag.
   Retour à Bombay est un récit plein d’humour qui nous fait découvrir une Inde nouvelle où les jeunes gens à qui tout est dû ont les dents longues, mais où les femmes sont loin d’avoir dit leur dernier mot.

   Biographie de l'auteur : Journaliste depuis l'âge de 17 ans, Kavita Daswani est née à Hong Kong. Rédactrice de mode pour le South China Post, elle a vécu à Paris de 1993 à 1995. Depuis cette date, tout en voyageant à travers le monde pour couvrir les défilés de mode et les événements de société, elle est installée à Los Angeles. Elle s'est fait connaître en France par son premier roman, Mariage à l'indienne (2003).

   Traduit de l'anglais par Isabelle Caron.

   Parution : 2012
   Nombre de pages : 252 pages
   Reliure : broché
   ISBN : 978-2877067799
   Site de l'auteur : www.kavitadaswani.com.

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Nouvelles de l'Inde - n°406

   Le magazine de l'Ambassade de l'Inde à Paris, propose son numéro d'avril/mai dont le premier grand article est consacré à l'exposition La Dernière Moisson, consacrée aux œuvres graphiques de R. Tagore. Parmi les autres articles importants, nous retiendrons notamment celui qui s'intéresse aux idées de Swami Vivekananda, un article sur l'ayurveda ainsi qu'une interview du maître de danse Kathak, Girdhari Maharaj.
   Le magazine termine sa présentation de l'art et de l'artisanat de l'Inde et propose également quatre pages illustrées sur les peintures rares du Deccan dans les musés français.
   Bien d'autres choses sont à découvrir au fil de ce numéro 406, dont un gros plan sur l'état du Manipur...

   Contact : 01 40 50 50 18 - cpic.paris@ambinde.fr.

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Le Fleuve de Renoir
Attention, chef-d'œuvre !


En partenariat avec Carlotta Films et
La Nouvelle revue de l'Inde (rendez-vous sur ce site et tentez une seconde fois votre chance)

Remportez le coffret DVD ou Blu-ray du chef-d'œuvre de Jean Renoir, Le Fleuve, dans sa version restaurée

 

   "L’UN DES PLUS BEAUX FILMS EN COULEURS JAMAIS RÉALISÉS." C'est Martin Scorsese qui le déclare, lui qui a eu l'initiative de la restauration de cette œuvre majeure de Jean Renoir. Renoir, dans Le Fleuve, a su saisir de l'Inde ce qu'elle a peut-être de plus beau, une profondeur d'âme qui touche bien sûr à l'universalité, dans la simplicité la plus poignante, la plus vibrante.

   Dans la région de Calcutta, au Bengale, une famille d’expatriés britanniques vit sur les bords du fleuve sacré où le père dirige une presse à jute. Sa fille aînée, Harriet, une jeune adolescente romantique, partage ses loisirs avec Valerie, la fille unique d’un riche propriétaire. Toutes deux sont amies avec leur voisine Melanie, née de père anglais et de mère indienne. Un jour d’automne arrive le capitaine John. Les trois jeunes filles ne tardent pas à tomber amoureuses de cet étranger…
   Premier film en couleurs de Jean Renoir (La Règle du jeu, French Cancan), Le Fleuve a été tourné en Inde où il puise sa magie visuelle et sa langoureuse beauté. Adaptant un roman de Rumer Godden (auteur du Narcisse noir), le cinéaste réalise un poème sur la vie et la mort traversé par des contes hindous et imprégné de spiritualité orientale. Captant avec douceur le passage du temps et les premiers amours de trois jeunes filles, le maître français réalise l’une de ses œuvres les plus romantiques. Un chef-d’œuvre sublime et raffiné, enfin restauré en Haute Définition !

   Suppléments :
ENTRETIEN AVEC MARTIN SCORSESE (13 mn). Initiateur de la restauration du Fleuve, Martin Scorsese évoque l’impact émotionnel des couleurs et l’influence positive que le cinéma de Renoir exerce sur lui.
"AUTOUR DU FLEUVE" (2008 – Couleurs – 60 mn) un film inédit d’Arnaud Mandagaran. En 1949, après neuf ans d’exil aux États-Unis, Jean Renoir s’envole pour l’Inde afin d’y réaliser un film hors normes en Technicolor : Le Fleuve. Cinquante ans après, de Calcutta à Los Angeles, au gré de nombreux documents inédits et témoignages, Autour du Fleuve retrace la genèse d’un chef-d’œuvre du patrimoine cinématographique mondial.
PARTIE BD-ROM
Élaboré sous la direction d’Alice Vincens (enseignante à l’ESAV, Université de Toulouse II) en collaboration avec Dominique Galaup-Pertusa (enseignante en lycée) et Isabelle Labrouillère (enseignante à l’ESAV), ce BD-Rom permet d’éclairer certaines dimensions du film de Renoir à travers un dispositif interactif et des ressources téléchargeables.
BANDE-ANNONCE

   D'autres détails et achat du coffret DVD ou du coffret Blu-ray ou VOD sur : http://www.carlottavod.com/film-682-fleuve-le.html

  Liens Youtube pour la bande-annonce et deux extraits du film :
http://www.youtube.com/watch?v=P0KBc-qUe9M&feature=youtu.be
http://www.youtube.com/watch?v=ZguHswwp6Hk&feature=youtu.be
http://www.youtube.com/watch?v=dnaz8SrOlzE&feature=youtu.be

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BD - L'événement : Rani !

Gagnez les deux premiers tomes !
(concours terminé)
(en partenariat avec Le Lombard et La Nouvelle revue de l'Inde)

Lire notre interview du scénariste, D. Alcante

  Il y a quelques semaines, la chaine nationale France 2 diffusait une saga dans la grande tradition populaire des feuilletons romanesques historiques... Rani. Du Périgord à l'Inde du XVIIIe s., Jolane de Valcourt court de déboires en succès, de plaisirs en souffrances et d'aventure en aventure...
   Rani, c'est aussi une bande dessinée, signée par Jean Van Hamme (Thorgal, Corentin, Largo Winch...) au scénario en collaboration avec Alcante, et Francis Vallès (Rafales, Les Maîtres de l'orge, déjà avec Van Hamme...) au dessin. La série comportera au total huit volumes.

   Après les deux premiers tomes, "Bâtarde" et "Brigande", les éditions Le Lombard proposent à présent le troisième opus de la série : "Esclave".

   Indes réunionnaises, en partenariat avec Le Lombard, offre à dix gagnants les deux premiers tomes de la sage Rani, et vous invite à participer au jeu-concours organisé par l'éditeur lui-même pour remporter le troisième tome !


   Présentation du premier tome, "Bâtarde" : L'Europe est devenue un champ de bataille. Les tumultes de la guerre de Succession d'Autriche résonnent jusqu'au bout du monde. A l'heure d'enterrer son père naturel, Jolanne de Valcourt, jeune femme ardente, insoumise et fougueuse, est bien loin de ces préoccupations. Mais, trompée par son demi-frère et accusée de trahison, elle est brutalement rattrapée par l'Histoire. Sa vie bascule. Passion, complots, vengeance... de la France jusqu'aux Indes, Jolanne s'apprête à vivre la plus grande des aventures, pour bientôt devenir Rani.
   GENRE : Historique - PUBLIC : Ado-adulte - à partir de 12 ans
   PARU LE : 13 novembre 2009 - PAGINATION : 48 pages
   FORMAT : 23.5x32 - ISBN : 9782803625987 - PRIX : 14.45€

   Présentation du deuxième tome, "Brigande" : 1743. Le tumulte de la guerre entre les grandes puissances européennes résonne jusqu'aux Indes lointaines. Mais le marquis Charles de Valcourt n'en a cure. Sentant la fin approcher, il est davantage préoccupé par l'avenir du nom qu'il laisse à son fils Philippe, un débauché dont le vice n'a d'égal que la lâcheté. Sa seule lueur d'espoir réside en Jolanne, fille naturelle qu'il a reconnue et fait élever chez des religieuses, dans le vain espoir de tempérer un caractère bien trempé. Mais Philippe n'entend pas laisser cette parente bâtarde mettre le nez dans ses comptes, bien vides. Déployant des trésors de perversité, il parvient à lui faire endosser le fardeau d'un de ses propres crimes. Mais la vie est longue et ses chemins sinueux s'entrelacent plus souvent qu'on ne le croit, sous le ciel de France ou d'ailleurs...
   Développé par Alcante d'après un scénario original de Jean Van Hamme, « Rani » marie le souffle romanesque caractéristique de l'auteur de « Thorgal » à l'écriture moderne et élégante de celui de « Pandora Box ». Un mariage heureux, donc, sous le sceau de cette grande saga d'aventure, dont l'élan nous emmènera du Massif Central à l'Inde profonde, au gré du destin exceptionnel de Jolanne. Un destin qui verra se croiser personnages historiques, trahisons et amour dans un XVIIIème siècle restitué à la perfection par Francis Vallès.
   GENRE : Historique - PUBLIC : Ado-adulte - à partir de 12 ans
   PARU LE : 07 janvier 2011 - PAGINATION : 48 pages
   FORMAT : 23.7x31 - ISBN : 9782803627523 - PRIX : 14.45€

   Présentation du troisième tome, "Esclave" : Piégée par son frère, et condamnée pour un crime qu'elle n'a pas commis, Jolane est expédiée aux Indes. Devenue Jeanne Dubois, elle est vendue à une tenancière de maison close qui entend bien la mettre au pas, sur la commande expresse d'un riche français mystérieusement masqué. Mais « Jeanne » ne l'entend pas de cette oreille : peu lui importent les menaces, elle vivra libre, à n'importe quel prix !

   GENRE : Historique - PUBLIC : Ado-adulte - à partir de 12 ans
   PARU LE : 20 avril 2012 - PAGINATION : 48 pages
   FORMAT : 23.7x31 - ISBN : 9782803629732 - PRIX : 14.45€


Rani sur le site de l'éditeur : http://www.lelombard.com/series-bd/rani,168

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Histoires en couleurs

   Les éditions Actes Sud publient un nouveau livre de Kunzang Choden, l'auteure originaire du Bhoutan, à qui l'on doit déjà le roman Le Cercle du karma.
   Histoires en couleurs est un recueil de treize nouvelles pour rendre hommage à la femme bhoutanaise et célébrer son esprit d’indépendance et le rôle qui est le sien au pays du BNB (« Bonheur National Brut »). Une découverte d’un pays lointain et en pleine mutation à travers les femmes qui ne cessent d’en façonner le destin jour après jour.
   Pour écrire les treize nouvelles qui composent cette anthologie à la gloire d’une femme bhoutanaise prétendument traditionnelle — mais beaucoup plus subversive qu’il n’y paraît — Kunzang Choden s’est inspirée de la vie quotidienne dans le Bhoutan rural aussi bien que de sa propre expérience.
   Dans un pays en pleine mutation où la vie est loin d’être facile, la femme (mère, épouse ou fille) se caractérise, même quand elle n’a pas bénéficié de toute l’instruction souhaitable, par son esprit d’indépendance et par son volontarisme.
   Autobiographique, la première nouvelle du recueil, Mon nom, mon identité, est emblématique de l’anthologie tout entière. Agée d’à peine 9 ans, Kunzang Choden, inscrite dans une école catholique renommée du Bengale, à des centaines de kilomètres de son pays natal, a, pour la première fois de sa vie, quitté son village pour affronter dans la plus totale solitude un nouvel environnement. Le jour de la rentrée scolaire, Kunzang ayant déclaré à la directrice qu’elle porte le même prénom que son père se heurte à l’incrédulité de cette dernière qui, furibonde, l’accuse de mentir. Kunzang ne parlant que le Tang (dialecte utilisé par quelques centaines de personnes à Bumthang, au fin fond du Bhoutan) la communication est extrêmement difficile, mais la fillette tient bon : tel est bien son prénom et elle n’en démordra pas.
   Toutes les nouvelles du recueil racontent ainsi des histoires de femmes, pleines d’humanité et de poésie. C’est ainsi que, dans Regarde son nombril, une jeune fille de la campagne se rend à Thimpu, la capitale du Bhoutan, afin de rendre visite à son frère : émerveillée par la ville, elle devient peu à peu l’objet d’une métamorphose physique tout autant que morale : la fruste jeune paysanne aux ongles sales qui travaillait la terre et plongeait les mains dans le fumier, sort de sa chrysalide et se mue en une quasi « fashionista » se faisant poser un piercing au nombril…
   Femmes trompées, femmes seules, femmes désirées puis abandonnées, femmes courageuses, avides ou généreuses, femmes qui se battent pour offrir à leurs enfants une vie meilleure, autant de destins dans lesquels les femmes du monde entier peuvent se reconnaître et qui permettent au lecteur de faire l’expérience d’une émouvante proximité avec un pays aussi lointain que méconnu.

Nouvelles traduites de l’anglais (Bhoutan) par Sophie Bastide-Foltz. PARUTION EN LIBRAIRIE LE 2 MAI 2012.
208 pages. 20 €.
ISBN : 978-2330006143.

Sur le site de l'éditeur : www.actes-sud.fr.

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Mémoires du Gange - 1930

   Riveneuve Editions nous propose un recueil de nouvelles signées de Krishna Dev Upadhyaya, dans une traduction de Catherine Servan-Schreiber...
   "Dans le sillage des nouvelles de Premchand et de Tagore, Mémoires du Gange - 1930 fait partie du courant littéraire régional indien qui retrace la vie quotidienne des humbles, des « subalternes », et dépeint les formes de sociabilité villageoise dans l’univers de domination imposé par la loi des zamindars, les grands propriétaires terriens.
   Habitué des campagnes, curieux de l’âme paysanne, Krishna Dev Upadhyaya, par ailleurs folkloriste renommé, promène son regard de brahmane, sans complaisance ni parti-pris, sur le canton d’Entredeux-Rivières, entre les bras du Gange et de la Ghaghara. Loin de mettre fin au système zamindari, le modèle colonial britannique ne fit que renforcer la pratique de l’usure et les privilèges. Droit de cuissage, confiscations des terres, expulsions des villages, exactions des milices et châtiments corporels, tels sont les moyens dont les riches disposent pour asseoir leur pouvoir à l’égard des pauvres.
   A travers une galerie de portraits frivoles, féroces, tragiques ou cocasses, Mémoires du Gange - 1930 révèle le poids toujours écrasant des inégalités sociales, des règles de mariage, et des interdits religieux. Mais au-delà des apparences surgissent des échappatoires, des surprises, faisant entrevoir des images moins convenues.

   ISBN : 978-2-36013-091-7 - Prix public : 12 euros - Format : 12 X 20 cm.
   Riveneuve Éditions - 75 rue de Gergovie - 75014 Paris - www.riveneuve.com - 01 45 42 23 85.

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Hindustani Raga Sangita

Lire notre interview de l'auteur

   Depuis les années 1960, la musique de l’Inde du nord connaît en Occident un engouement jamais démenti.
   En la débarrassant de ses habits d’exotisme, Patrick Moutal a été l’un des premiers auteurs de langue française à rédiger en 1987 un ouvrage de vulgarisation, à la fois éclairé et simple d’accès. Introuvable depuis une quinzaine d’années, le « petit livre rouge » reparaît aujourd'hui, dans une nouvelle édition revue et considérablement augmentée.
   Ce bréviaire de la musique classique de l’Inde du nord offre des clefs pour la compréhension du raga : éléments constitutifs, élaboration, développement dans les différents genres et styles d’interprétation, cycles rythmiques. Il propose également des outils pratiques pour la fabrication de thèmes et de métriques. Un véritable « comment ça marche » de la musique hindoustanie, base de travail pour les improvisateurs de tous horizons et pour les professeurs de musique.
   Émaillé d’illustrations, pourvu d’une abondante discographie et d’une filmographie, il s’adresse aussi bien au musicien praticien qu’au mélomane.

   L’auteur
   Patrick Moutal est professeur de musique indienne au CNSMDP dans les départements de Jazz et Musiques Improvisées et de Pédagogie. Né à Lyon en 1951, il part en Inde à l'âge de 18 ans pour étudier la musique hindoustanie. Tombé amoureux de la culture qu’il découvre, il apprend l'hindi et s'installe à Bénarès, où il restera 14 ans. Il est admis en 1970 en classe de sitar à la Faculty of Performing Arts de l'Université Hindoue de Bénarès (B.H.U.). Entré en apprentissage auprès du Dr K.C. Gangrade et de Pandit Lalmani Misra, il obtient successivement les récompenses suivantes : Diplôme de sitar en 1973, Licence avec Médaille d'Or en 1976, Maîtrise avec Prix Omkarnath Thakur en 1978, et Doctorat en Performance & Compositions en 1983. Il est le premier non-Indien à se voir décerner cette distinction, la plus haute dans l'organisation académique de l'Inde. L'année de son doctorat, il rédige deux ouvrages en langue anglaise consacrés au raga, qui seront publiés en 1991. De 1977 à 1983, il donne des récitals à la radio indienne (All India Radio). À l'appel du Ministère de la Culture, il rentre en France en 1983 et est nommé l'année suivante professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Depuis lors, il n'a cessé de promouvoir la culture musicale indienne par ses activités de sitariste, d'enseignant, de musicologue, de conférencier, de formateur (ARIAM, CFMI, CEFEDEM, ...) mais aussi de producteur de disques et d'émissions radiophoniques. Sa classe au CNSMDP est depuis plus de 25 ans un lieu d’échange entre musique classique, jazz et musiques traditionnelles.
   Dans ses écrits comme dans son activité de pédagogue, il s'est employé à débarrasser la musique indienne de l'exotisme qui lui est souvent associé, pour mieux faire découvrir toute son intelligence et sa beauté. Auprès de ses étudiants, il défend l'idée qu'improviser est avant tout une attitude, une façon d'être, et non une posture artificielle. Passeur de musique, il met à disposition des internautes depuis les années 2000 un fonds inestimable d'archives d'artistes indiens sur le site
http://moutal.eu (cylindres, rares 78t à partir de 1902, audio, vidéos, photos, ...).

Hindustani Raga Sangita - Mécanismes de base de la Musique Classique du Nord de l’Inde - par Patrick Moutal, Professeur au CNSMDP
Date de parution : février 2012
232 pages
PM Éditeur
Format 14x21
Prix public TTC : 24 €
ISBN : 978-2-9541244-0-7
Distribution :
http://moutal.eu

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Zakir Hussain dans ses meilleurs morceaux

   Ne manquez pas le site internet de notre partenaire ARC Music et sa page facebook :
http://www.arcmusic.co.uk
http://www.facebook.com/pages/ARC-Music/129847133305

Jeu concours : cinq CD Best of de Zakir Hussain
   Fin du concours le samedi 5 mai 2012 à 19 heures.


   Voici un CD qui ravira les amoureux du tablâ, pour qui Zakir Hussain est, depuis des lustres, un génie inégalé. Connu et apprécié aux quatre coins du monde, le maître de l’instrument a su marquer avec autant de bonheur la musique classique indienne que la World Music dont il est un des apôtres les plus écoutés. Inutile d’en dire davantage sur ce monument qui égale en notoriété les Ravi Shankar et autres Hariprasad Chaurasia.

   Le best of que nous propose ici ARC Music est composé de quatre morceaux : « Jai Taal », « Pashto » (un jugalbandi, ou duo, où l’artiste retrouve son frère Fazal Qureshi), « Teentaal », en quatre parties, et « Chhands ». Les ragas se succèdent, s’ouvrant comme un éventail de rythmes et de tempos tenu d’une main ferme et experte, tandis que la haute note du sarangi dessine les contours d’ambiances enveloppantes. De crépitements frénétiques en gouttes musicales brûlantes, de virtuosités digitales en résonances profondes, Zakir Hussain entraîne son auditeur des après-midis de mousson jusqu’aux nuits de printemps au fil d’une heure d’écoute sans faiblesse.

Titre : Best of Zakir Hussain
Artiste : 
Zakir Hussain - featuring Fazal Qureshi
Code CD : EUCD2088
4 morceaux, 66:11 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk

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Les Vagabonds enchantés

Lire notre interview de l'auteur

   Présentation de l'éditeur :
   Un soir de 1982, Mimlu Sen, jeune Indienne en rupture de ban, entend à Paris un concert exceptionnel, donné par un groupe de musiciens mystérieux, vagabonds mystiques de l’Ouest du Bengale : les Bauls. Foudroyée net par leur prestation, sa vie en sera changée. 
Enfant rebelle de la haute bourgeoisie de Calcutta, elle y a connu la prison, avant de se joindre à un groupe de jeunes gens en partance pour l’Europe. Elle arrive à Paris en mai 1968 où elle vit un temps avec un homme mariée et son épouse. Mais voici que cette musique éveille en elle de tels échos que laissant tout, elle décide de retourner en Inde, et de partager la vie misérable et glorieuse des Bauls musiciens – et surtout celle du leader du groupe Paban, qui deviendra son mari. Il lui faudra pour cela descendre très loin en elle-même, pour pénétrer dans une des cultures les plus mystérieuses et fascinantes de l’Inde…
   Mystiques et iconoclastes, musiciens vagabonds n’acceptant aucune autorité, vivant parmi les plus basses castes dans un orgueilleux dénuement, n’agissant que selon leur bon plaisir, les Bauls se revendiquent d’une tradition orale née de la rencontre entre les sages tantriques sahajiya et les mystiques soufis qui voyageaient il y a plus de mille ans de la ceinture transcaucasienne au fin fonds des plaines du Gange. Leurs chants ont inspiré la création poétique de Rabindranath Tagore et ont été en 2005 proclamés « chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’Humanité ».
   Ce livre est le récit d’une double découverte : d’une femme par elle-même à travers un voyage tout à la fois physique et spirituel, et d’une communauté fascinante, jusque là peu connue, dont elle pénètre les arcanes secrètes en partageant leur vie vagabonde dans les villages et les bidonvilles de l’arrière-pays Bengale, courant les festivals perchés sur le toit de bus bondés ou serrés dans des trains surpeuplés. « Un roman d’amour, écrit Dalrymple, tout à la fois un récit de voyage, un livre de dévotion, un travail exceptionnel d’ethnographe, dans un monde à peu près inconnu en Occident »
   Une réussite exceptionnelle par son écriture tout simplement splendide, son honnêteté et sa passion.


Mimlu Sen
Les Vagabonds Enchantés
14 X 22,5 cm, 380 p.
ISBN : 9782-84230-395-2
Paru le 21/04/2011
20€
Site de l'éditeur :
http://www.hoebeke.fr

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Nouvelles de l'Inde - n°405

   Le magazine trimestriel proposé par l'Ambassade de l'Inde à Paris, dans son numéro de janvier/février/mars 2012 nous invite notamment à un parcours artistique autour des artistes Sujata Bajaj, Anju Chaudhuri et Narayanan Akkitham. Nous retrouvons également, au fil des pages, la figure quasi mythique d'Alexandra David-Néel ainsi que des horizons géographiques nous menant de Mehrauli (la plus vieille partie habitée de Delhi) au Maharashtra en passant par Karauli au Rajasthan.
   Le magazine poursuit également sa présentation de l'art et de l'artisanat de l'Inde (2e partie), avec en particulier le travail du métal, de bijoux et des textiles, ainsi que sa présentation de l'Ayurveda, dans une 3e partie intitulée "Les cinq métiers de votre estomac".
   Bien d'autres choses sont à découvrir au fil de ce numéro 405.

   Contact : 01 40 50 50 18 - cpic.paris@ambinde.fr.

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Immersion

   Présentation de l'éditeur :
   Résumé : Écrit pour garder le fil avec son père de 93 ans, Immersion est d’abord le récit d’un homme parti vivre, l’année de ses 50 ans, durant trois mois, le quotidien d’un orphelinat en Inde. Mais bien vite ce texte devient le témoignage, au jour le jour, d’une immersion progressive dans cette terre de contrastes et de paradoxes tant de fois mythifiée.
   Parce qu’il n’attend plus grand-chose de l’Occident, parce qu’il sait se contenter de peu pour vivre et aspire à beaucoup dans les échanges humains, peu à peu, Jean-Christian Beau est devenu, avec pudeur, douceur et lenteur, Jessy-sir, un homme riche, pour toute sa vie, d’une immersion réussie dans le continent indien.
   L'auteur : À 50 ans, Jean-Christian Beau plaque tout et part quelques mois comme volontaire en Inde. Au contact des handicapés d’Amar Seva, il retrouve, dans le dénuement, la douceur, la lenteur, la communication par l’essentiel et le « cruel » manque d’argent pour survivre, des valeurs qui lui sont chères.
   Fort de cette obligation pour chacun de débrouillardise, de créativité, de tolérance et de conscience d’interdépendance les uns les autres, il vit désormais en Inde, où il a créé une association de défense pour les animaux.

   ISBN 978-2-8225-0016-6 - Prix : 18,45 euros.
   Editions Kirographaires 33 avenue Berthelot 69007 Lyon Tél. : 04 26 64 65 85.

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Un bon musulman

   Les éditions Actes Sud publient un roman de l'auteure bangladeshi Tahmima Anam.
  
Deuxième volet d'une trilogie retraçant l'histoire du Bangladesh a travers l'expérience d'une famille, Un bon musulman suit le destin d'un frère et d'une sœur dont les routes divergent après les traumatismes de la guerre d'indépendance. Devenue médecin, Maya, qui milite en faveur de l'émancipation des femmes de son pays, ouvre un dispensaire, cependant que son frère adoré, Sohail, se réfugie dans les traditions les plus rigides de la religion musulmane. Un roman dont la puissance et la nécessité ont été unanimement saluées par la presse britannique.

   Un bon musulman s’ouvre sur une évocation de la fin de la guerre de 1971 et la libération du Bangladesh. Une fois la fièvre de la révolution retombée, tous les habitants de ce pays qui vient de naître sont confrontés aux défis de la paix. Comme celui de bien d’autres, le destin de la famille de Rehana Haque va se trouver radicalement modifié. On le découvre à travers le parcours de Maya et Sohail Haque, les deux enfants de Rehana. Tandis que Maya, jeune médecin, très engagée auprès des femmes, s’emploie à les aider à conquérir leur liberté, son frère Sohail, profondément affecté par le souvenir de la guerre et par des événements traumatisants sur lesquels le voile n’est levé qu’à la fin du roman, se réfugie progressivement dans la religion musulmane dont il adopte les positions les plus intolérantes et les plus sectaires, au point de se détourner progressivement de sa sœur comme de sa mère - et, plus tard, de son propre fils. Très perturbée par la transformation de son frère auquel elle était très liée avant la guerre, Maya décide de s’exiler et quitte la maison de son enfance. Elle parcourt le pays et s’installe à Rajshahi, où elle ouvre un dispensaire après avoir travaillé dans divers hôpitaux universitaires. Loin de s’ouvrir davantage au monde après son mariage avec Silvi - avec laquelle il aura un fils -, Sohail se retranche toujours plus dans la religion jusqu’à adhérer bientôt, avec sa femme, à la secte islamique Tabligui Jamaat - la congrégation de l’islam -, décision qui signe la rupture avec sa mère. De son côté, Silvi, l’épouse de Sohail, organise régulièrement des réunions de femmes afin de leur enseigner les différentes conditions à remplir pour être une bonne Musulmane et entretenir le rapport qui convient à Dieu, à la moralité, au monde masculin et au sexe, au voile, ainsi que la vie du prophète et de ses femmes, et la manière d’élever les enfants. Quant à Sohail, c’est à la mosquée qu’il dispense ses enseignements auprès de son propre groupe d’adeptes, qui, devenus prosélytes, y entraînent leurs fils et leurs connaissances afin qu’ils puissent bénéficier des leçons de celui qui est désormais considéré comme un saint homme. C’est en apprenant le décès de Silvi, qui succombe à la maladie qui l’a frappée, que Maya, après sept ans d’absence, prend la décision de rentrer chez elle. Très vite, elle s’attache au petit Zaid, le fils de Sohail, découvre qu’il n’est pas scolarisé et s’efforce de lui apprendre l’alphabet. Hélas, toutes ses tentatives pour faire inscrire Zaid à l’école resteront sans effet. Sohail fait le choix d’envoyer Zaid dans une madrasa, sur une île lointaine. Bouleversée, Maya se sent obligée d’agir : après avoir réussi à identifier la madrasa où son neveu a été envoyé, elle entreprend le voyage pour tenter de le récupérer. Maya et Sohail incarnent ici deux conceptions du monde : à la modernité émancipatrice de la jeune femme s’oppose l’obscurantisme militant de Sohail et de ses adeptes. Mais tout l’art de Tahmima Anam réside dans la manière dont, par petites touches impressionnistes, elle parvient à rendre sensible cette confrontation en la nourrissant de ce qui fait la vie de toute famille dans ses contradictions, ses affects passionnés ou ses non-dits fondateurs.

   ISBN 978-2-330-00230-5 ; prix indicatif : 22,50€

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DVD : Une découverte sonore de l'Inde

Jeu concours : gagnez le coffret de deux DVDs

   En partenariat avec Lugdivine, nous permettrons à trois gagnants de remporter un exemplaire de Une découverte sonore de l'Inde. Répondez à la question suivante. Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.
   Question. Lequel de ces instruments est un instrument à cordes indien : le tabla, le tanpura, la balalaïka, le shehnai ?

 
Fin du concours le 11 février à midi.
   Gagnants : Carrie H. de Ruminghem (62), Charlotte T. de La Rochelle (17), Paul-Eric C. du Péage-de-Roussillon (38).


   Deux DVD de Louise Gunnell, produits par Kalavistar.
   Aborder l’Inde par son univers sonore, c’est ce que proposent ces deux films sur la musique hindoustanie - savante, mais non écrite.

   “Tout ouïe” nous fait pénétrer dans le monde du chant classique, dévotionnel, ou populaire.
   “Des pieds et des mains” est une clé pour l’atelier d’un facteur de sitars et de tanpuras, les grands luths de la musique de l’Inde du Nord.

   Proposé par les productions Lugdivine : EDITIONS MUSICALES LUGDIVINE
BOITE POSTALE 9025
69265 Lyon 09
Tél. : 04.37.41.10.40

   En vente sur cette page : http://www.lugdivine.com/index.php?l=product_detail&p=3340 

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BD : Jaya, engagée indienne

Voir notre interview des auteurs

   Avec Jaya, album proposé par l'éditeur réunionnais Des Bulles dans l'Océan, c'est au cœur même des Indes réunionnaises et de leur histoire que nous entraînent la scénariste Sabine Thirel et le dessinateur Darshan Fernando, avec la complicité du coloriste François-Marc Baillet. Les premières planches nous font partager, à bord d'un vaisseau appelé La Créole, le triste quotidien de ceux qui, dans la seconde moitié du XIXe s., furent amenés des misères de l'Inde affamée aux misères d'une vie quasi servile dans les habitations de l'Île Bourbon.
   Le scénario et sa part d'aventures et d'émotions n'est certes pas un obstacle à la valeur documentaire et historique de l'album, qui donne à ceux qui l'ignoreraient un aperçu assez saisissant de ce que pouvait être l'engagisme, depuis la traversée et ses victimes jusqu'à la révolte et ses martyrs, en passant par le séjour au lazaret de la Grande Chaloupe avec ses prédateurs odieux tapis dans l'ombre.
   La jeune Jaya, loin de Karikal, survit aux épreuves. Du sang de ses semblables sont issus ceux qu'aujourd'hui encore, à la Réunion, on appelle les Malbars...
   Bref, un album à ne surtout pas manquer !

   Quatrième de couverture : "L’abolition de l’esclavage en 1848 eut pour conséquence brutale et mal estimée le manque de main d’œuvre pour les plantations, la canne à sucre notamment. Les armateurs, armés par les gros exploitants, firent alors le tour des continents pour trouver une main  d’œuvre bon marché et prête à s’exiler à l’autre bout du monde avec la promesse d’un avenir prometteur. Ainsi s’embarqua en 1865 Jaya, comme plus de 30.000 indiens dans les années qui suivirent, à destination de l’Ile de la Réunion, donnant à l’ile d’aujourd’hui une des facettes de son identité multiraciale.
   Cette aventure pleine de rebondissements est un subtil mélange de rigueur historique, sous la plume de la scénariste Sabine Thirel, réunionnaise passionnée d’histoire, et d’un formidable talent  graphique fait de mouvements, de profondeur et de finesse en la personne de Darshan Fernando qui signe là son premier album,  plein de maîtrise. Embarquez avec Jaya sur La Créole pour découvrir l’île Bourbon et son lazaret, vous serez conquis."

DES BULLES DANS L’OCÉAN
63, rue Jean Chatel
97400 Saint-Denis - La Réunion - www.dbdo.re
sortie décembre 2011
72 pages quadri
22 x 29 cm - 19,50 euros
ISBN 978-2-919069-10-1

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CD : Madness & Happiness (chants baûls)

Concours terminé le 6 avril à midi...

   Ne manquez pas le site internet de notre partenaire ARC Music et sa page facebook :
http://www.arcmusic.co.uk
http://www.facebook.com/pages/ARC-Music/129847133305

   L'univers des bâuls est sans conteste un des plus fascinants que l'Inde ancestrale ait enfanté, et que l'Inde contemporaine perpétue encore. Ces "fous" mystiques et errants, fous chantants aussi, bien sûr, originaires du vieux Bengale, sillonnent les villes et les campagnes de l'Inde, et font désormais entendre leur voix bien au-delà des frontières, qui pour eux n'ont d'ailleurs aucun sens. Depuis 2005, du reste, leurs chants sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
   C'est dans cet univers que nous entraînent Bapi Das Baul et ses musiciens, portant un message de vie et d'amour, syncrétisme des spiritualités soufie et hindoue comme des émotions humaines les plus profondes, autant dire aussi les plus élevées. Les textes de ces chants ont la richesse simple et vibrante des cris de l'âme, enracinés dans l’indémodable poésie des Kabîr et autres bardes anciens, mais sachant aussi se mettre en phase avec le monde moderne, de façon satirique s'il le faut : "Comme cette société est étrange ! [...] Les familles de ministres s'enrichissent en puisant dans le trésor public et sont pour la plupart connectés aux syndicats du crime" (morceau 6, "Kali Kal Bhai"). La plupart des chants ont cette tonalité paradoxale, mais peut-être très indienne, de clamer, avec le sourire enjoué de la sagesse, la peine tragique de l'homme prisonnier du monde illusoire d'ici-bas, quand en lui tout aspire à s'élever vers l'Absolu. "Maya me tient, je suis incapable de m'enfuir" : telles sont les premières paroles du CD, tandis que la septième plage, "Boshe Achi Pare", se termine sur ces mots : "Les jours et les nuits se succèdent alors que j'attends toujours que tu viennes me délivrer."
   Musicalement, le CD frappe par son unité et son accessibilité à l'oreille occidentale : la musique des bâuls, un peu à la façon du qawwalî, voire de la musique andalouse, mais dans une tonalité différente, s'appuie sur une rythmique
prégnante et ronde portée par la solidité modulée des percussions (tabla, dhol, khol...). Les mélodies et les ornements, vocaux comme instrumentaux, – avec notamment la nuance chaude et aérienne des flutes ou le jeu piquant des cordes – ont quelque chose d’universel derrière la couleur orientale, tandis que les arrangements apportent dans plusieurs morceaux une touche de modernité électrique qui ne nuit en rien à la substance profonde de ces musiques intemporelles.
   La seule réserve, minime, tiendrait au chant qui, dans le phrasé mais surtout dans la densité du timbre, semble rester un peu en retrait de la puissance émotionnelle qui transpire de tout l’esprit bâul.

Titre : Sufi Baul - Madness & Happiness
Artiste : Bapi Das Baul / Baul Bishwa
Code CD Code: EUCD2208
11 morceaux, 58:28 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk

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Les Amoureux de l'Inde


Photo © Claude Renault

   L'Inde... c'est merveille ! c'est le choc des cultures, leur confluent pourtant. Trente et un passionnés racontent dans ce recueil leur rencontre avec cette contrée mythique. Ils ou elles sont écrivains, sanskritistes, chercheurs, yogis, traducteurs, danseuses, artistes, humanitaires, journalistes, photographes, réalisateurs, mathématiciens, informaticiens ... ou encore simples voyageurs... tous amoureux de l'Inde.
   Ils sont réunis là comme les sages un peu aveugles et tâtonnants autour de l’éléphant de la parabole, mettant en commun leurs lueurs pour chercher à s’en faire une idée. Comme des spectateurs éblouis saisissant quelques poses de cette danse éternelle de Kali ou de Shiva qu'est Bharat-India.
   Avec la participation de Jean Biès, Alain Porte, Michel Coquet, Jean-Claude Carrière... mais aussi :
 
Antoine Barrois – Nicolas Beuzen – Philippe Bichon
Fabienne Bouvy –  Louis Campana – Armelle Choquard
Babeth Coste-de Geyer – Brigitte Galle – Leïla Gandhi
Brigitte Jacques L. – Alain Joly – Sara Keller – Madeleine Lacour
François Lamaëstre – Pierre-Jean Laurent – Jean-François Lixon
Murielle Lona – Élisabeth Marx – François-Marie Périer
Philippe Pratx – Sandrineinde – Josiane Sarrazin –
Jean-Pierre Sola – Ève Stévenne – Gilles B. Vachon –  Dominique Vincent

 
Photo de couverture : Claude Renault
Illustrations intérieures : Sara Keller et Philippe Bichon
NB : Les droits de tous les auteurs et une marge humanitaire Brumerge seront reversés à l'association « Un Rêve Indien » pour la création d'un dispensaire dans un quartier déshérité de Bénarès.

   18,50 € - ISBN: 978-2-917745-36-6

   En vente ici : http://www.brumerge.kingeshop.com/Les-Amoureux-de-l--39Inde-cbqaaaaxa.asp


   À l'occasion de la sortie de l'ouvrage collectif "Les Amoureux de l'Inde", (éd. Brumerge, Grenoble), dont les droits seront reversés à Céline Hegron pour la création d'un dispensaire dans un quartier pauvre de Bénarès.
Ainsi que du décrochage de l'exposition-photos "Darshanas", de François-Marie Périer (du 3 au 27 janvier)
Nous vous convions à un apéritif-rencontre avec des auteurs du recueil, à la galerie L’Étranger, (à l'angle de la rue Saint-Laurent et de la rue Chevalier à Grenoble), le jeudi 26 janvier, à partir de 18h30.
Après une présentation du projet de Céline Hegron à Bénarès, nous pourrons y échanger librement autour de l'Inde.
Soyez tous les bienvenus...

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Coffret : La Cuisine indienne facile

   Kirane G. Gupta, bien connue pour ses deux restaurants indiens à Paris, le Kirane's et le Nirvana, et récompensée d'une Fourchette d'or en cette année 2011, nous gratifie d'un superbe coffret composé d'un livre de cuisine qui devrait aider tous ceux qui n'ont encore jamais osé se lancer dans les recettes indiennes... et de douze sachets d'épices authentiques.
   Les soixante recettes sont à la portée de tous, comme l'indique le titre, et adaptées aux produits disponibles en France. Variées et claires, elles vous permettront de réaliser les plats les plus simples comme des menus de fêtes complets.
   Les sachets d'épices, quant à eux, sont le "plus" savoureux qui vous donnera un coup de pouce supplémentaire pour vous lancer dans vos premières réalisations, sachant que "contrairement aux idées reçues, la cuisine indienne n'est pas plus difficile à faire que la cuisine française", comme l'écrit Kirane Gupta elle-même.

   Une excellente idée cadeau, aux éditions du Dauphin, à commander directement sur cette page du site de l'éditeur.
   A noter que
Les droits d'auteurs sont versés à l'association "servants of children society" dans le village de Meerut, Inde du Nord.

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BD : Muraqqa' - Vêtue par le ciel


© Miralles, Ruiz & 12bis, 2011

Lire notre interview des auteurs

   Muraqqa' est l'histoire d'une femme artiste à la cour du roi moghol Jahangir au début du XVIIe siècle. Ce terme signifie littéralement "patchwork", et il désigne un album pouvant réunir des miniatures, des dessins et des calligraphies, composé à l'intention d'un personnage de haut rang, ce qu'est amenée à produire Priti, l'héroïne de cette série de 4 tomes.

   Priti a 20 ans, elle aime vivre au grand air, croquer des animaux et se questionner à propos du monde qui l'entoure. Elle fait partie de la communauté Jain et voudrait pouvoir n'être vêtue que par le ciel, comme ces moines Digambara, bien que cela ne soit pas autorisé aux femmes.

   Nadim, l'eunuque de la reine Nur Jahan, ayant remarqué ses talents au sein de l'école des arts de Mughal en a informé sa maîtresse. Car la reine Nur a depuis quelque temps le projet de faire mettre en images la vie des femmes du palais sur un Muraqqa'. Qui d'autre de mieux que Priti pourrait l'exécuter ? Cette jeune femme pure se retrouve ainsi à la cour d'un souverain musulman, spectatrice de la vie du sérail et de son époque...

  Paru aux éditions 12bis. Scénario : Ruiz Zavala, Dessin : Miralles. Album cartonné - 24.0X32.0 cm - 48 pages. 13€50. ISBN : 978-2-35648-316-4.


© Miralles, Ruiz & 12bis, 2011

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Les contes du roi Vikram

Ne manquez pas notre interview de l'auteur...

   Nourjehan Viney nous emmène dans un univers de légendes, celles qui ont bercé son enfance...
   "Bojarajan, vénérable roi d'Ujein-la-Belle, part chasser les tigres qui menacent sa ville : il s'enfonce dans la jungle, accompagné de ses hommes les plus vaillants. Au cœur de la jungle il découvre un champ de millet ; au milieu du champ un tertre ; au sommet du tertre un fauteuil ; sur le fauteuil un vieillard à la sérénité souveraine. Sous le tertre sont enfouies trente-deux marches en or ornées de statues de femmes, conduisant à un trône d'or. Avant que Bojarajan puisse espérer s'y asseoir, il lui faudra entendre les histoires que vont lui raconter les trente-deux statues d'or, vouées à glorifier la mémoire du roi Vikram.
   Le récit des premières années de Vikram, empereur ayant fait courber l'échine à plus d'une centaine de souverains, puise dans la tradition indienne luxuriance, générosité, humour, aventures, fruits miraculeux, bestiaires fantastiques, démons contrariants et dieux bienveillants (et vice versa). Amour, conflits, magie mènent des contes enchâssés les uns dans les autres, selon la tradition orientale, autour de la figure inquiétante du vampire, maître des énigmes" (quatrième de couverture).

   Séances de dédicaces 2012 :

- Le lundi 13 février, à Paris, dans le cadre de la quinzaine du livre indien, lors du 3ème dîner-rencontre avec les auteurs de livres sur l'Inde parus en 2011. A partir de 19h30 au Restaurant Chez JENNY, 39 Bd du Temple, M° Republique. Un évènement organisé par l'EIEBG (inscription auprès de l'EIEBG : EIEBGparis@gmail.com).
- Le samedi 25 février à partir de 17h, à la librairie Doucet - 66 avenue du Général de Gaulle - 72 000 Le Mans.
- Le vendredi 9 mars (de 12h à 15h) et le samedi 10 mars (de 10h30 à 13h30) à la librairie L'Amandier - 45 boulevard Richard Wallace à Puteaux.

   Le livre est publié chez Actes Sud / Babel. ISBN : 978-2-7427-9959-6

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CD : Maître de la flûte bansuri

   Ne manquez pas le site internet de notre partenaire ARC Music et sa page facebook :
http://www.arcmusic.co.uk
http://www.facebook.com/pages/ARC-Music/129847133305

   Dès les premiers souffles du « Raga Malya Maruttam » qui ouvre l’album, on est happé par la sensualité chaude et caressante d’un vent qui semble monter des sables dorés du désert du Thar. La flûte de Pandit Ronu Majumdar édifie des paysages. Des reliefs aux courbes hautes et aux vallées ombragées. Les premiers coups portés par le pakhawaj résonnent avec tranquillité comme les pas de l’éveil, au matin, tandis que les cordes lointaines et le bourdon tournoient timidement, reste de nuit et de sommeil qui s’étire encore aux premiers rayons du jour…
   La flûte bansuri a immanquablement ce pouvoir poétique de métamorphoser le son en image, la vibration en espace, l’émotion en énergie mouvante, de brouiller les limites du rêve et de la conscience lucide. Elle sait aussi se faire plus incisive, sur le deuxième morceau : « Pahadi Dun », tandis que dans le troisième, « Raga Bhim Palasi », elle nous guide dans les couloirs et les salles spacieuses d’un vaste palais où l’après-midi lèche de ses rayons déjà obliques les gestes de tous ceux qui, affairés ou alanguis, vaquent à leurs occupations.
   La dernière plage, « En mémoire de Kabîr », au phrasé presque narratif, tintant de ses manjiras (petites cymbales) cristallines, nous conte avec dévotion, puis avec exaltation, l’amour du grand sage-tisserand pour l’humanité. « Cette composition est pour moi comme une prière quotidienne. » C’est ce qu’en dit Ronu Majumdar lui-même, et nous le croyons sans peine.
   Une réussite incontestable !

Titre : Master of the Indian Bansuri
Artiste : Pandit Ronu Majumdar
Code CD : EUCD2056
4 morceaux, 66:11 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk

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CD : Chansons traditionnelles et populaires de Goa

   Au confluent des influences indienne et portugaise, hindoue et catholique, la musique de l'ancien comptoir lusitanien, rentré dans l'Union en 1961, a une saveur et une couleur uniques. Le CD propose dix morceaux, chantés en konkani ou portugais par Gonzaga Coutinho et ses complices, avec traduction anglaise dans le précieux livret inclus. Chanson d'amour (mando), chanson de mariage (ovi), sonorités de la guitare et du synthé, du piano et du violon... Une ambiance musicale inhabituelle et qui pourtant semble éveiller de vieux souvenirs universels, qui sent bon la gaîté latine et la chaleur indienne, la saudade et la douceur... Les plages enjouées, à la légèreté guillerette et dansante ("Kedna", "Voddekara"...) alternent avec les morceaux presque contemplatifs ("Mollbailo Dou", "Tambde Roza"...). L'oreille occidentale retrouve des rythmes et des mélodies qui lui caressent l'oreille sans dépayser complètement, jusqu'à ce que l'inimitable sonorité de la flute indienne introduise la cinquième chanson, éponyme du CD, nous entrainant dans un métissage sonore des plus harmonieux, tandis que les respirations sensuelles du tabla et du sitar dans l'ultime morceau nous laissent sur un adieu déjà plein de nostalgie.
   Rien à jeter dans cet album, à écouter douillettement le soir, au bord d'une mer calme ou à l'orée de rêves sages de voyage...

 

Titre :Traditional & Popular Songs from Goa - Shangri-La Goa
Artiste : Gonzaga
Code CD : EUCD2350
10 morceaux, 45:50 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk
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CD : Goddess

   La déesse ! Universelle, une et multiple, belle et mystérieuse, puissante et aimante... Quelle figure idéale pour un album de world music... Le sitariste et multi instrumentiste classique virtuose Baluji Shrivastav (connu aussi pour ses collaborations avec Annie Lennox, Massive Attack ou Doves...) nous conduit de rencontre en rencontre, à commencer par un hommage conjoint à Parvatî, Sarasvatî et Lakshmî, dans un premier morceau mariant ragas et talas typiques de chacune de ces figures majeures du panthéon hindou. Ensuite, ce seront tour à tour Yemanja l'aquatique Africaine, Erzulie l'Haïtienne porteuse d'amour, Guan Yin la Chinoise miséricordieuse, Amaterasu Omikami la Japonaise solaire, Sedna, déesse inuit de la mer et enfin Hina, généreuse figure lunaire du Pacifique...
   B. Shrivastav, bien entouré (notamment par Andy Williams, percussionniste des Doves), a su trouver pour chacune de ces rencontres une tonalité suggestive et dense, où les clins d'œil amusés n'empêchent pas la profondeur du propos musical et où le piège de la facilité et des clichés est évité avec bonheur. Un coup de cœur particulier - et purement personnel - pour "Guan Yin,The Merciful" et ses lancinances prenantes, ainsi que pour le morceau final, "Hina in Moonlight", aux paisibles élégances, tandis que les plus férus de musique hindoustanie goûteront sans retenue au miel de la première plage consacrée aux déesses hindoues...

Titre : Goddess - Indian Music in Celebration of Goddesses Around the World
Artiste : Baluji Shrivastav
Code CD : EUCD2283
7 morceaux, 54:15 min
Livret en plusieurs langues dont français
Produit par ARC Music :
http://www.arcmusic.co.uk

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Devenir indien

   Les éditions Actes Sud publient un nouvel ouvrage de Karan P. Varma, après Le Défi indien : Devenir indien, dans la collection "questions de société".
 
  Présentation de l'éditeur : "Poursuivant le décryptage décapant de la psyché indienne entamé dans ses deux ouvrages précédents, Pavan Varma retrace ici le parcours d'une colonisation des esprits qui, loin d'avoir pris fin avec le départ des Britanniques et l'indépendance politique de l'Inde, se renforce aujourd'hui sous l'effet d'une mondialisation qui a incité le pays à adopter une culture du plagiat marquant désormais de son sceau les pratiques linguistiques du pays comme sa production artistique actuelle. Passionné et militant, un essai qui convoque la grande histoire comme l'histoire personnelle, pour dénoncer les risques d'une confiscation de la créativité et du devenir identitaire d'un pays qui dispose pourtant de tous les atouts pour devenir une puissance majeure du XXIe siècle."

   ISBN 978-2-330-00213-8 ; prix indicatif : 24,80€

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Dieux et déesses de l'Inde

Voir notre interview de l'auteur

   Stéphane Guillerme propose un ouvrage qui regroupe ses trois précédentes publications. "Images pleines de symboles, symboles mis en image, l'iconographie religieuse indienne traverse de multiples reflets de la représentation divine. Débordements de créativité chez les hindous, reproductions vieillottes ou colorées chez les chrétiens, affranchissement d'interdits chez les musulmans, l'Inde, terre de ferveurs excessives, nous étonne par la beauté colorée et raffinée de ses images religieuses. Ici, tout nous invite à la spiritualité et à l'étonnement" (quatrième de couverture).

   Ce beau livre est publié aux éditions Almora. ISBN : 978-235118-068-6

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Poésie et Eveil - Les Voyages du Cygne

Ne manquez pas notre interview de l'auteur...

   François-Marie Périer, écrivain, voyageur, photographe... nous propose avec ce livre une remarquable réflexion, pleine de sensibilité et de profondeur, sur la poésie se faisant spiritualité, ou la spiritualité se faisant poésie...
  
"So’ham, en sanskrit : « je suis Lui » – le Brahman, l’Âme universelle – et c’est le son que fait le souffle en l’homme, réponse à sa question : Ko’ham ? qui suis-je ? Le Hamsa, c’est le cygne migrateur. Les penseurs indiens y virent, par l’homophonie et la beauté de l’oiseau, le symbole de l’âme, de la parole, du souffle qui les relie. Ce qui respire en nous est ce qui nous inspire. Nous prononçons son nom,  il meurt et renaît incessamment. Dans ses transmigrations, notre corps est le delta de son séjour. Le souffle créateur, qui porte l’âme ailée, peut se traduire en grec pneuma. Psyché aussi, l’âme parcourue par le souffle de vie. Poiesis, c’est la « création », soutenue par la parole et la connaissance, Logos, qui comme un arbre maintient ouvert l’espace entre ciel et terre.
   Ce livre est une pérégrination à travers les mythes, âges, et traditions spirituelles et philosophiques du monde, et l’expression poétiques qu’ils ont revêtue. La figure du poète, de l’Antiquité au Moyen-âge et au Romantisme, jusqu’au monde moderne et à ses horizons quantiques, accompagne les larges méandres de ce fleuve. On découvre dans ce voyage la réflexion de l’auteur sur ce qui constitue pour lui l’essence de la pensée et de la parole poétiques, comme approches de l’Éveil ou expressions mêmes de sa nature."

   N'hésitez pas à vous procurer le livre, en envoyant un chèque de 24 € (frais de port inclus) :
François-Marie Périer

30 rue Francis Poulenc
13200 Arles
fmperier@yahoo.fr
www.sameshores.fr
ou chez l'éditeur :
Brumerge,
8 rue Aimé Bérey
38 000 Grenoble

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Et c'est le soir toute la journée
de Preeta Samarasan

Voir notre interview de l'auteur

   Par une triste journée de septembre 1980, une jeune servante tamoule, Chellam - accusée par une fillette de six ans, Aasha, d'avoir joué un rôle dans la mort mystérieuse de sa grand-mère -, s'apprête à quitter, pour n'y plus revenir, la "Grande Maison" de Kingfisher Lane qui abrite les Rajasekharan, une famille de notables indiens de la ville d'Ipoh, en Malaisie. Sa sœur aînée, Lama, s'étant, une semaine auparavant, envolée pour les Etats-Unis, la petite Aasha est seule, à présent, pour affronter une situation familiale délétère, entre un père aussi progressiste qu'absent et une mère que ronge l'amertume...
   C'est dans l'inquiétude ainsi créée et au fil d'un envoûtant récit kaléidoscopique que Preeta Samarasan fait peu à peu surgir, sous le regard de la fillette, les non-dits et les mensonges dans lesquels s'enracine le "roman familial" des Rajasekharan, jusqu'à convoquer la figure du grand-père fondateur, jadis misérable coolie perdu dans la foule d'une immigration indienne aujourd'hui encore condamnée à la précarité par des lois iniques, aux allures d'authentique apartheid, dans un pays prétendument multiracial qui privilégie ouvertement sa communauté malaise.

   En invitant, dans un roman impressionnant d'autorité et de lyrisme, à une exploration sans compromis de la profonde corruption du rapport au monde, sur le plan individuel et collectif, dont est responsable la classe politique de son pays, Preeta Samarasan s'inscrit clans la lignée d'un Salman Rushdie. d'une Arundhati Roy ou d'une Kiran Desai, et inaugure avec éclat l'entrée de la Malaisie sur la scène de la littérature mondiale.

   Publié chez Actes Sud - www.actes-sud.fr 23,80€

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Newsletter du CEIAS

   Une publication virtuelle pour changer, et en anglais : cette lettre d'information du Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (CNRS-EHESS), disponible également sur le site officiel (http://ceias.ehess.fr/). Douze pages pour se tenir informé des travaux de cet organisme de haut niveau, dans le domaine anthropologique notamment.

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Le Grand Livre du Yoga

   “La vraie richesse réside dans une bonne santé, le vrai bonheur, dans la paix du  mental...” Swami Vishnudevananda

   Le Grand Livre du Yoga de Swami Vishnudevananda a permis à des générations d’occidentaux de faire l’expérience des bienfaits immenses que cette science ancienne promet pour le corps, le mental et l’esprit.Unique par sa capacité d’expliquer le yoga de façon claire, même dans ses aspects les plus ésotériques, ce livre procure un programme d’entraînement complet qui permet d’utiliser toutes les ressources du yoga pour :
- Détendre et régénérer le mental
- Augmenter la force physique et la souplesse
- Élargir la conscience spirituelle
- Améliorer la concentration
- Aider le corps à mieux absorber l’oxygène et la nourriture
- Prévenir les maladies et retarder le vieillissement.

   À travers 146 photographies en noir et blanc, Swami Vishnudevananda décrit toutes les postures essentielles du yoga et donne au débutant comme à l’élève avancé, les instructions expertes et l’inspiration qui ne peuvent s’acquérir qu’auprès d’un maître.

   Vous êtes invité à la présentation des cinq principes de yoga de Swami Vishnudevananda à l'occasion de la réimpression du bestseller Le Grand Livre de Yoga aux Editions Le Courrier du Livre qui se déroulera le samedi 26 novembre à 13h30 au Centre Sivananda de Yoga Vedanta,  140 rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris.
   Par son authenticité, ce texte montre la voie du yoga tel qu’enseigné depuis ses origines, destiné à stimuler la volonté et le désir de réaliser son potentiel spirituel, et s’engager à mener une vie “divine” en harmonie avec la nature.
Un enseignement dans la plus pire tradition, plus que jamais d’actualité.
   Swami Vishnudevananda est l’une des personnalités mondiales les plus éminentes dans le domaine du Hatha et du Raja Yoga.
Il est connu pour enseigner de façon très pratique comment intégrer le yoga dans la vie quotidienne.Disciple de Swami Sivananda, c’est par l’inspiration de ce dernier qu’il créa les Centres Internationaux Sivananda de Yoga Vedanta aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Inde.

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Les enquêtes du brahmane Doc

   Les éditions Philippe Picquier ont la bonne idée de publier en un seul volume les huit romans policiers indiens de Sarah Dars : Nuit blanche à Madras, Coup bas à Hyderâbâd, Ramdam à Mahâbalipuram, La morte du Bombay Express, Rififi à Ooty, Malabar Connection, Pondichéry Blues et Bengal hot.
   Suivez le brahmane médecin et mélomane, "champion d'arts martiaux, charmeur, gourmet" dans ses investigations pleine d'humour...

   Plus de 1000 pages, 26€, ISBN : 978-2-8097-0266-8.

D'autres informations sur le site des éditions Picquier : http://www.editions-picquier.fr/

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Elles changent l'Inde

   C’est la première fois que Reporters sans frontières publie un album consacré à un pays. Pour illustrer l’Inde, Reporters sans frontières présente les clichés de six immenses photographes de l’agence Magnum Photos : Alessandra Sanguinetti, Martine Franck, Alex Webb, Olivia Arthur, Patrick Zachmann et Raghu Rai.
   Tous ont passé plusieurs semaines sur place pour saisir le rôle des femmes dans les bouleversements en cours. Cet album offre des images magnifiques qui sont autant d’hommages à ces femmes qui occupent une place stratégique dans l’évolution de l’Inde.
   Disponible sur http://fr.rsf.org

   Elles changent l'Inde est aussi une exposition...

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Un Atlas de l'impossible
d'Anuradha Roy

Voir notre interview de l'auteur (avec vidéo)

   En 1907, séduit par la tranquillité des hauts plateaux où est édifiée la petite ville de Songarh, Amulya décide de quitter la touffeur de Calcutta et d'établir sa fabrique de plantes médicinales en lisère de forêts mystérieuses où rôdent des léopards. Ancien centre de pèlerinage bouddhique, Songarh est devenue un centre minier aux mains des colons britanniques, et la femme d'Amulya, isolée parmi les populations tribales et les Anglais qui côtoient les Indiens sans jamais se mêler à eux, souffre en silence de cette nouvelle vie, beaucoup trop provinciale à son gré. Après le mariage de ses deux fils, elle est frappée d'étranges symptômes qui l'assignent à résidence dans sa chambre d'où elle est le témoin d'un meurtre passionnel, drame auquel vient bientôt s'ajouter le décès d'une de ses belles-filles qui meurt en donnant le jour à la petite Bakul. Le roman se concentre alors sur le destin de l'enfant et sur celui de Mukunda, orphelin sans caste que la famille a recueilli. Saga familiale courant sur un demi-siècle et trois générations, Un atlas de l'impossible invite à comprendre l'histoire de l'Inde, de la colonisation à l'Indépendance, à travers la complexe trajectoire de personnages capables d'établir des liens par-delà les castes, les religions, les générations et les sexes. En célébrant la force des relations individuelles et l'inaliénable rapport des hommes aux lieux qu'ils habitent, Anuradha Roy donne ici à éprouver ce terreau sensible où s'ancrent et se déploient les émotions tout autant que les actes.

   Publié chez Actes Sud - www.actes-sud.fr 23€

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Les communautés tamoules
et le conflit sri lankais

Lire notre interview des auteurs

   En mai 2009, la reddition des Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) et la mort de leur chef, Vellupillai Prabhakaran, ont mis fin à plus de 25 ans de guerre civile à Sri Lanka. Malgré l'écrasante victoire militaire du gouvernement sri lankais, contrôlé par la majorité cingalaise, la question tamoule n'est toujours pas réglée. Le conflit armé laisse des traces : la population civile a été très durement touchée. 80 à 100 000 personnes sont mortes d’après l’ONU, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, les codes et valeurs traditionnels des sociétés tamoules ont été bouleversés. Par ailleurs, des centaines de milliers de Tamouls se sont réfugiés à l'étranger. Une partie de cette diaspora tamoule sri lankaise se mobilise depuis plus de 20 ans pour défendre les droits du peuple tamoul contre le gouvernement sri lankais qualifié de génocidaire et pour tenter d'attirer l'attention de l'opinion publique mondiale, des Etats et des organisations internationales sur la situation des Tamouls à Sri Lanka.
   Les auteurs donnent des clés pour mieux comprendre les conséquences du conflit intercommunautaire à Sri Lanka, mais aussi l'attitude des communautés tamoules dans le monde.

SOMMAIRE

Introduction par Eric MEYER, Institut National des Langues et Civilisations Orientales, France

Chapitre 1. Géographie des "espaces refuges" des Tamouls jaffnais depuis le début du conflit à Sri Lanka - par Delon MADAVAN, Université de Paris-Sorbonne, ENEC, France
  
L'un des effets sociaux les plus dramatiques de trente années de conflit est le déplacement de la majorité de la population tamoule résidant dans l'île, à la recherche d'espaces de refuge. Delon Madavan, qui consacre sa thèse de géographie aux communautés d'origine tamoule établies dans les cités de Colombo, de Kuala Lumpur et de Singapour, était bien placé pour explorer l'histoire et la géographie récente de ces déplacements et les stratégies de survie mises en œuvre par les Tamouls originaires de Jaffna, depuis les années 1980 et jusqu'au regroupement forcé en 2009, à l'issue de la défaite militaire des Tigres. Les Jaffnais appartenant à la classe moyenne bilingue (tamoul-anglais) avaient une longue tradition de mobilité, remontant à la fin du XIXe siècle, à la recherche d'emplois, d'abord dans la région de Colombo, puis en Malaisie, et s'étaient établis dans des espaces communautaires, au sud de Colombo (Wellawatte, Dehiwela). D'autres locuteurs tamouls, tout particulièrement les pêcheurs, migraient d'une côte à l'autre et étaient très nombreux au nord de la capitale, de Kotahena à Negombo et au-delà. Mais le conflit a introduit des éléments nouveaux dans les schémas anciens : la mobilité a cessé d'être une stratégie de réussite pour devenir une stratégie de refuge et elle a pris une ampleur énorme. Fondée sur des données démographiques vérifiées et corrigées (les recensements ont été impactés par le conflit), la contribution de Delon Madavan propose une analyse innovante et une cartographie précise de cette mobilité de guerre. Il montre comment les mouvements spontanés à courte distance à l'intérieur de la péninsule de Jaffna font place à des déplacements plus organisés entre la péninsule et la région de Wanni, et entre la péninsule et la métropole de Colombo, porte de sortie pour l'émigration outre-mer, qui est en fin de compte la seule qui offre un refuge sûr, une fois traversés les obstacles matériels et financiers et les épreuves humaines du voyage.

Chapitre 2. Negotiating History and Attending to the Future : Perceptions among and of Malaiyaha Tamils in Sri Lanka - par Mythri JEGATHESAN, Columbia University, USA
  
Mythri Jegathesan aborde dans une perspective d'anthropologie culturelle la question de la construction des perceptions identitaires à travers l'exemple de la non-inclusion dans le mouvement tamoul de la communauté des Tamouls du haut-pays (Malaiyaha), engagés sur les plantations coloniales à partir des années 1830. Selon elle, contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas tant les liens maintenus avec la patrie sud-indienne, ou une différence dans les structures de caste (la haute caste des Vellala, qui dominait la société de Jaffna, est presque absente sur les plantations, et les intouchables y sont beaucoup plus nombreux), qui seraient à l'origine de ce phénomène. En fin de compte, la logique de l'exclusion, à l'œuvre dès l'Indépendance (1948) à l'encontre des Tamouls Malaiyaha, et qui allait se généraliser dix ans plus tard à l'encontre des Jaffnais et des Tamouls de l'Est, préparant les conditions du conflit séparatiste, était l'effet d'un imaginaire social construit sous la domination coloniale et contre cette domination. Comme l'exprime en termes généraux le chercheur indien Partha Chatterjee (The Nation ant its Fragments, 1993) cité par l'auteur, la construction de l'identité nationale en termes culturels mettait en œuvre des processus d'exclusion et non d'inclusion. L'auto-représentation des Tamouls Malaiyaha favorisait jadis une forme de repli sur l'univers supposé clos et autosuffisant de la plantation, mais valorise aujourd'hui l'aptitude à réussir en émigration, à Colombo ou dans les pays du Golfe – une forme d'émigration totalement différente de celle des réfugiés jaffnais. L'aliénation économique et le déni identitaire dont souffrait cette communauté ne pouvaient trouver d'issue dans le mouvement séparatiste. (article rédigé en anglais)

Chapitre 3. The Impact of the Sri Lankan Conflict on the Social Status of Tamil Women - par Dr Zuzana HRDLICKOVA, Université Charles, Prague, République Tchèque
  
Zuzana Hrdlickova étudie, à partir d'enquêtes de terrain menées à Sri Lanka dans une perspective sociologique, les transformations provoquées par la guerre dans la société tamoule. Dans le système de valeurs dominant dans la société du nord et de l'est de l'île, la chasteté au sens large du terme est primordiale. Elle conditionne l'honneur familial et les stratégies matrimoniales : la présence de la femme dans l'espace public doit rester limitée, alors qu'elle est dominante dans l'espace privé. Cette dichotomie espace public / espace privé a été mise à mal par la guerre, qui a contraint les femmes, veuves ou séparées de leurs conjoints, à assumer les fonctions sociales jadis réservées aux hommes. Elle a causé le déplacement de la majorité de la population, la contraignant souvent à vivre dans des camps dépourvus d'intimité, et a causé la multiplication des viols commis le plus souvent par des militaires et des policiers. En outre, la diminution du nombre des jeunes hommes  a entraîné une inflation du montant des dots réclamées aux familles des jeunes filles, que leurs parents cherchaient à marier le plus tôt possible. En effet, nombre de très jeunes Tamoules ont été recrutées par l'organisation séparatiste des Tigres et formées dans un système militaire collectif fondé sur l'abnégation, l'exercice de la violence au service de la cause, le culte du chef et le renoncement aux valeurs familiales. Zuzana Hrdlickova soulève la question du devenir de ces femmes à l'issue de la défaite militaire des Tigres en mai 2009. (article rédigé en anglais)

Chapitre 4. Mothers, Militants, Martyrs : Tamil Women in Film - par Dr Erangee Kumarage, Bucks County Community College, USA
  
Erangee Kumarage analyse dans une perspective plus littéraire l'image de la femme tamoule à travers la production de trois auteurs masculins de films de fiction, d'origine sud-asiatique, qui mettent en scène des militantes prises entre leur dévouement à la cause présenté comme synonyme de renoncement, et leur aspiration à la féminité, identifiée à la maternité dans le système de valeurs indien. Le schématisme propre à la production cinématographique indienne présente d'emblée les deux objectifs comme incompatibles et porteurs d'une issue dramatique. Plus complexe, le discours des nationalistes tamouls proclame la cohérence du combat des femmes, dont l'émancipation et la pleine réalisation d'elles-mêmes passeraient par la lutte nationale. Opposant ces représentations à l'image de la militante tamoule donnée par des films documentaires tournés par des femmes occidentales en étroit contact avec la diaspora tamoule (dont No More Tears Sister, présenté à l'issue de la conférence), l'auteur soulève la question de l'authenticité de la libération de la femme remise en cause par des féministes sri lankaises, qui affirment que les militantes sont manipulées par un leadership purement masculin qui n'a pas hésité à éliminer les dissidentes. (article rédigé en anglais)

Chapitre 5. Visibilité et mobilisation politique : quand diaspora rime avec reconnaissance - par Dr Anthony GOREAU-PONCEAUD, Université de Bordeaux 4, ADES, France 
  
Anthony Goreau met en évidence la visibilité de la diaspora tamoule sri lankaise dans l'espace public parisien. Il s'interroge sur le rapport entre les Tamouls originaires de Pondichéry, généralement installés dans la région parisienne avant les années 1980, et la diaspora tamoule sri lankaise arrivée depuis les années 1980, plus visible, affirmant plus fortement son identité à travers ses positions politiques et ses manifestations culturelles, et réactivant de ce fait le sentiment identitaire des Tamouls plus anciennement installés. Après avoir rappelé les parcours très différents des Pondichériens et des migrants sri lankais, il montre comment se construit un concept de "tamoulité" qui les rapproche, autour de pratiques culturelles généralement liées à l'hindouisme :  le festival de Ganesh, qu'il analyse en détail, en est l'expression la plus visible. Il analyse enfin comment se construit un espace communautaire, à travers la formation d'un espace commercial "ethnique" dans le quartier de La Chapelle à Paris et à La Courneuve en banlieue nord.

Chapitre 6. Les mobilisations politiques transnationales de la diaspora tamoule - par DEQUIREZ Gaëlle, Université de Lille 2, CERAPS, France
  
L'étude de Gaelle Dequirez permet de mesurer la profondeur historique de la mobilisation politique de la diaspora tamoule, médiatisée lors des manifestations d'avril – mai 2009 lors de l'écrasement de la rébellion des Tigres par l'armée sri lankaise, mais ancrée depuis deux décennies à l'échelle transnationale. Ce phénomène de "nationalisme à distance" est un objet d'études nouveau et riche d'enseignements pour la sociologie politique. Gaelle Dequirez étudie de façon précise les acteurs de cette mobilisation à l'échelle transnationale : organisations de jeunesse et organisations caritatives, médias en langue tamoule, associations locales fédérées au niveau national et comités nationaux coiffés par un secrétariat politique international, émanation des LTTE. Ces organisations s'adressent d'abord à la communauté tamoule mais se sont efforcées de mobiliser l'opinion publique des pays occidentaux pour qu'elle fasse pression sur les Etats et les organisations internationales, avec peu de succès jusqu'à présent. Reste à savoir ce qu'il adviendra de ces réseaux transnationaux après la défaite militaire des Tigres, mais l'auteur conclut que la mobilisation de la communauté à l'échelle mondiale n'est pas près de s'estomper.       

Chapitre 7. Coping with further absences : Maaveerar Naal ceremonies in the post-war age - par Natali Cristiana, Université de Milan Bicocca, Italie
  
Cristiana Natali, qui a déjà publié une étude passionnante sur les célébrations des héros par les Tigres à Sri Lanka, analyse avec beaucoup de pénétration dans une perspective anthropologique les cérémonies organisées par la diaspora tamoule en Italie à l'occasion de la fête des héros martyrs (Maaveerar Naal), et ce qu'il en est advenu dans le contexte de la défaite militaire des Tigres, et du durcissement du contrôle de la communauté tamoule par les autorités italiennes et plus généralement européennes. Le cérémonial visant à honorer les martyrs en l'absence de corps était organisé sur le modèle de ceux des cimetières du nord de Sri Lanka. Il était marqué par la retransmission du discours rituel du leader Prabhakaran. Mais dans la diaspora, outre cela, il donnait une place considérable aux spectacles de danse de bharata natyam, la danse classique de l'Inde du Sud, réhabilitée par la bourgeoisie tamoule à la fin de la période coloniale comme le symbole même de l'héritage culturel tamoul, et réinterprétée par les nationalistes tamouls sri lankais pour servir de véhicule à la représentation des combats et des souffrances de la guerre. Depuis mai 2009, le vide créé par la disparition de Prabhakaran, longtemps niée par ses partisans, et l'absence de cérémonies simultanées à Sri Lanka, a accentué le caractère funèbre de la célébration. Mais d'autres projets ont vu le jour, comme celui d'entreprendre un travail de mémoire et d'imagination aboutissant à la publication d'un livre rassemblant poèmes,  dessins et compositions en prose, à l'usage des jeunes générations. (article rédigé en anglais)

Chapitre 8. De la difficulté de parler à la construction des récits de vie - par MANTOVAN Giacomo, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, CEIAS, France 
  
Giacomo Mantovan étudie la production des récits de vie, ou plutôt des textes de demande d'asile politique par les migrants tamouls établis en France. Sa recherche est fondée sur l'observation des pratiques des intermédiaires (interprètes, avocats, médecins) entre les demandeurs d'asile et les autorités françaises (Office français de protection des réfugiés et apatrides et Commission de recours). Il montre le décalage entre les conceptions culturelles des Tamouls, pour qui le sujet est nécessairement collectif et les procédures de l'OFPRA qui réclame des récits individuels. Il met en exergue les difficultés rencontrées par son informateur principal pour "faire parler" ses clients, leur faire relater les violences dont ils ont été victimes, et les persuader qu'ils ont une histoire à eux qui mérite d'être contée, des choix politiques qui peuvent être mis en avant,  au lieu de se contenter de recettes préfabriquées censées assurer le succès de la demande. Selon l'auteur – cette idée a fait l'objet de vifs débats durant la conférence – les officiers de l'OFPRA par leurs demandes stéréotypées conditionnent les récits des demandeurs tout en se méfiant de leur parole, produisant d'eux une image défavorable. Ce processus, notons-le, est analogue à celui par lequel la bureaucratie coloniale construisait le discours et l'image des populations qu'elle dominait.

   Le site de L'Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp

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Râmâyana : édition événement

   Les Editions Diane de Selliers sont en train de finaliser un projet de ambitieux : la publication en septembr d'une édition grand luxe de la grande geste indienne du Râmâyana. Un coffret de sept volumes et un livret d'accompagnement, proposant le texte de l'épopée, des commentaires et des illustrations haut de gamme - près de sept cents au total ! - sera proposé au public... à un prix prohibitif : 850€ jusqu'à fin janvier, puis 940€. Autant dire que de nombreux authentiques amoureux de l'Inde seront d'office exclus de toute possibilité d'achat.

   Voici un extrait de la présentation :
   "Épopée védique fondatrice, chef-d'œuvre de la littérature indienne, le Rāmāyaṅa raconte la vie exemplaire du prince Rāma. Contraint par son père à l’exil, Rāma quitte sa ville natale d’Ayodhyā pour mener une vie d’ascète dans la foret, accompagné de son épouse Sītā et de son frere Lakṣmaṇa. Lorsque Rāvaṇa, le roi des démons, enlève Sītā et l’emmene sur l’île de Laṅkā, une guerre sanglante éclate, opposant les troupes du redoutable Rāvaṇa et les armées d’ours et de singes, fideles alliés de Rāma. Le prince sort vainqueur de cet effroyable combat et retrouve son royaume où il est accueilli avec ferveur. La profonde sagesse de Rāma, sa grandeur d’âme et sa force surnaturelle font de lui un héros légendaire vénéré non seulement en Inde, mais dans toute l’Asie du Sud-Est. Avatāra du dieu Viṣṇu, doué de toutes les qualités et pourvu des plus hautes vertus, il est l’incarnation du dharma, le protecteur du monde des vivants.
   Cette édition rassemble pour la première fois l’intégralité de l’épopée du
Rāmāyaṅa illustrée par sept cents miniatures indiennes. Dix ans de recherches dans le monde entier ont été nécessaires pour sélectionner les plus belles peintures inspirées de ce texte sacré : un voyage éblouissant au cœur de l’art indien, dans un monde onirique plein de couleurs, de délicatesse et de poésie.
   Amina Taha Hussein-Okada, conservateur en chef au musée des Arts asiatiques Guimet, en charge des arts de l’Inde, accompagne chaque miniature d’un commentaire narratif, iconographique et symbolique. Elle offre ainsi un éclairage exceptionnel, didactique et esthétique, sur l’œuvre la plus illustrée de la culture indienne."

DIANE DE SELLIERS

   Pour une présentation plus complète, au format pdf, cliquez ici.

   ÉDITIONS DIANE DE SELLIERS
20, rue d’Anjou 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 42 68 09 00 – Fax : +33 (0)1 42 68 11 50
Courriel : contact@dianedeselliers.com
www.editionsdianedeselliers.com

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"Diasporas sri lankaises"
par la revue Hommes & Migrations

Pour commander la revue

   Diasporas sri lankaises entre guerre et paix
 Hommes & migrations n° 1291 - mai-juin 2011

 Coordinateur(s) : 
 Anthony Goreau-Ponceaud, géographe, maître de conférences à l’université de Bordeaux-IV, UMR ADES CNRS

   Ce dossier aborde de manière comparative les réalités des diasporas sri lankaises, majoritairement tamoules, qui depuis trois décennies se déploient en Europe hors du sillage du Commonwealth. Il met l'accent sur la complexité de cette migration, en termes de pluralité linguistique et religieuse comme de dynamiques socio-économiques. L'identité des Tamouls en diaspora, façonnée par l'exil et le conflit porté par les rebelles, est aujourd'hui confrontée au retour de la paix à Sri Lanka.
L’immigration sri lankaise
Regards croisés
Par Anthony Goreau-Ponceaud

Migrations sri lankaises
Origines et étapes
Par Éric Meyer

Ancienne colonie anglaise, la République socialiste démocratique de Sri Lanka est depuis longtemps un carrefour migratoire. Dès la fin des années cinquante, l’île a vu migrer des travailleurs tamouls vers l’Inde et ses élites anglophones vers les pays du Commonwealth, puis des populations cinghalaises en direction du Moyen-Orient. Avec les conflits internes qui ont ravagé Sri Lanka depuis les années quatre-vingt, l’émigration s’est densifiée. Elle concerne surtout la minorité tamoule.

La participation des Tamouls à la vie politique française
Entretien avec Stéphane Gatignon, maire de Sevran et conseiller régional de l’Ile-de-France
Réalisé par Anthony Goreau-Ponceaud

L’immigration sri lankaise en France
Trajectoires, contours et perspectives
Par Anthony Goreau-Ponceaud

La présence des Sri Lankais en France a pour toile de fond la guerre civile qui a opposé, de 1983 à 2009, le gouvernement sri lankais aux Tigres tamouls. Dans l’Hexagone, les Tamouls sri lankais se sont surtout installés en Île-de-France. Leur chaîne migratoire s’appuie sur un vaste réseau de solidarité communautaire dont l’un des maillons centraux est le quartier de La Chapelle dans le nord de Paris.

Les récits de vie des demandeurs d’asile tamouls
Vers une mémoire collective ?
Par Giacomo Mantovan
La demande du statut de réfugié nécessite d’être fortement motivée. Les demandeurs d’asile doivent faire état de menaces réelles qui les poussent à quitter leur pays d’origine. La procédure bureaucratique contraint les requérants à se construire dans la figure de la victime individuelle et met à mal le sentiment d’un destin commun.
Interactions entre les institutions judiciaires françaises et les communautés sri lankaises
Des affaires familiales en cour d’assises en région parisienne
Par Véronique Bouillier

Des tribunaux d’instance aux cours d’assises, la justice française a souvent affaire aux migrants originaires d’Asie du Sud. Entre le personnel de justice et les justiciables tamouls originaires du Sri Lanka, la compréhension est souvent difficile. Problèmes de communication, manque de connaissances sur le contexte de leur arrivée en France, la justice ne dispose pas toujours des informations suffisantes pour bien appréhender les comportements des Sri Lankais.

Les mineurs et les jeunes majeurs isolés venus de Sri Lanka
Le traumatisme de l’exil
Par Brigitte Tison

L’expérience de l’exil, l’épreuve de la solitude, les chocs dus à la proximité de la guerre avant leur départ peuvent provoquer chez les migrants sri lankais de profonds traumatismes. Les adolescents et les jeunes majeurs sont davantage soumis à cette perte de repères familiaux et culturels, à un âge où ceux-ci sont essentiels à la construction de leur identité.

L’histoire de Sri Lanka vue par les associations nationalistes tamoules en France
Par Gaëlle Dequirez

Le conflit à Sri Lanka a révélé dans le sang le choc des nationalismes cinghalais et tamoul. Derrière la guerre civile se profile une concurrence des récits historiques. Les Tamouls,qui revendiquent la création d’un État indépendant, l’Eelam tamoul, trouvent sa justification dans l’histoire même de l’île. Cette volonté de produire un récit alternatif va de pair avec une posture de défense face aux discriminations et aux violences subies.

Les Tamouls de La Chapelle
Entre solidarité et dépendance
Par Philippe Gazagne
Le quartier de La Chapelle est un élément clé de la dynamique commerciale et des réseaux sociaux des migrants tamouls vivant en France. Situées en haut du Xe arrondissement de Paris, ces quelques rues où foisonnent restaurants et entreprises “ethniques” sont au cœur des échanges “communautaires”.
Making home(s)
Repères générationnels et nationalisme comme instruments de making home(s), “faire son chez-soi” chez les activistes politiques de la diaspora tamoule de Norvège
Par Stine Bruland Sørensen

La diaspora tamoule sri lankaise en Norvège s’efforce de “faire son chez-soi”, making home, dans un espace transnational entre Norvège et Sri Lanka. Le “chez-soi” est à penser comme un ensemble d’appartenances abstraites ou imaginaires et de relations sociales.

Les Tamouls en Suisse
L’émergence d’une communauté post-asilaire ?
Par Christopher McDowell
En Suisse, la communauté tamoule peine à trouver son unité. Les vagues successives de migrants qui la composent, les différences de positionnement politique et de niveau social entre ses membres brouillent son homogénéité.

Le temple et les défunts
Religion et reconstruction identitaire chez les Tamouls hindous d’origine sri lankaise à Montréal
Par Mark Bradley et Pierre-Yves Trouillet
La construction de lieux de culte par des migrants témoigne d’une installation durable dans leur pays d’accueil. C’est le cas des Tamouls d’origine sri lankaise au Canada. L’édification d’un grand temple à Montréal a mobilisé autour de ce territoire symbolique les réseaux de la diaspora tamoule. L’hindouisme çivaïte tamoul constitue pour eux un solide lien identitaire.
La diaspora tamoule sri lankaise en Malaisie
Migrations plurielles et développement de deux identités distinctes
Par Delon Madavan
La Malaisie compte une minorité tamoule solidement implantée depuis plusieurs générations. Aux Tamouls venus d’Inde du Sud s’ajoutent ceux de Ceylan dont la migration est, jusqu’à l’indépendance de la Malaisie, le 31 août 1957, encouragée par le colonisateur britannique à la recherche de cadres anglophones pour son administration. La domination économique des Tamouls sri lankais a contribué à séparer ces deux groupes.

   Le site de la revue : http://www.hommes-et-migrations.fr

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Un et multiple
Un livre de Sarah Combe

Voir notre interview de l'auteur

    On l'aura compris au seul titre de cet ouvrage : c'est d'hindouisme que nous parle Sarah Combe, explorant tout un univers religieux et culturel à travers un parcours époustouflant de près de cinq cents pages, abondamment illustrées d'une richesse remarquable. "Dieux et déesses, mythes, croyances et rites de l'hindouisme", tel est le sous titre de ce qui est finalement aussi un voyage... Tout d'abord dans le temps, jusqu'aux origines védiques de la religion hindoue, et dans l'espace, à travers le Sous-continent et les "Trois Mondes". Un voyage aussi dans l'âme hindoue, une découverte ou une redécouverte de ses fondements spirituels, rituels ou philosophiques. On y rencontre les vieilles figures d'Indra ou de Soma... les silhouettes reconnaissables entre toutes de Shiva, Krishna ou Ganesh... au détour des chemins de villages, celles des "Petites mères", de Renukâ ou de Mâriyamman...

   Sarah Combe nous propose ici un ouvrage à la fois riche et attrayant, ce qu'il est convenu d'appeler un beau livre, mais qui associe à son charme le savoir et la réflexion. Incontournable selon moi.

   A commander chez votre libraire ou sur le site de l'éditeur, Dervy.

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Un "grand livre de Prithwindra Mukherjee"
(Jacques Attali)

Voir notre interview de l'auteur

   Les éditions Codex proposent une publication qui devrait ravir tous les spécialistes et amateurs d'histoire indienne. Plus de quatre cents pages de haute volée pour explorer les prémices méconnues du mouvement indépendantiste indien, avant que n'intervienne la figure charismatique de la Grande Âme, Gandhi. On sait combien la connaissance du passé est un gage de compréhension du présent... Lorsque l'on touche à l'univers indien, si riche, si foisonnant, et par là-même si complexe et difficile à cerner, cette vérité apparaît plus éclatante encore. Et cet ouvrage ouvre donc des portes jusqu'ici insoupçonnées qui ne peuvent que nous permettre d'accéder à cette meilleure connaissance de l'Inde d'hier et d'aujourd'hui.
   Ce livre a d'abord été une thèse, débutée sous la houlette de Raymond Aron et terminé sous celle d'Emmanuel Le Roy Ladurie... Jacques Attali, quant à lui, en signe la préface... Quelques noms qui à eux seuls semblent déjà une garantie de la très haute qualité du travail de P. Mukherjee.

   A commander chez votre libraire ou aux éditions Codex...

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Nalgon : le nouveau livre de
Jean-Régis Ramsamy

   Jean-Régis Ramsamy, journaliste et écrivain, n'en est pas à son coup d'essai. Son livre Nalgon, comme le comprendront les "initiés" mais aussi ceux qui auront fait le simple effort de lire le sous-titre de l'ouvrage, évoque ce phénomène artistique et culturel réunionnais qu'est le "bal tamoul", hérité des formes de théâtre dansé, d'inspiration épique, de l'Inde ancestrale.
   Voici l'article proposé par notre ami guadeloupéen J.-S. Sahaï sur ce livre :

   "A l’instar des peintres avec leur spatule, Jean-Régis Ramsamy entreprend de dépeindre diverses facettes occultées de l’univers indien-réunionnais.
   "Les patientes recherches, les voyages, les rencontres, les articles, les entretiens, les expositions - dont une de photographies des tous premiers engagés indiens à la Réunion a été présentée l’an dernier en Inde - et les ouvrages qui en sont le produit lui servent d’outils pour rendre compte de ce que fut la société indienne du 19e siècle, née de la migration post-esclavagiste à la colonie de la Réunion.

   Jean-Régis Ramsamy a déjà commis plusieurs titres sur ses thèmes de prédilection :
1999 : Histoire des bijoutiers indiens de la Réunion,
2002 : Identités et représentations des engagés indiens,
2003 : Voyage d’un Réunionnais en Inde,
2006 : La Galaxie des noms Malbar.

   Si toutes les cultures qui se croisent sur les plantations se valent, conçoit J.-R. Ramsamy, l’expression de celle des engagés arrivés de l’Inde, et préservée par leurs descendants désormais exilés loin de la Mère Inde, se manifeste avec une puissance inouïe. Le choc culturel qui s’ensuivit fut tel que certains réclamèrent avec insistance qu’on stoppe le Nalgon, dit Bal Tamoul, ainsi qu’on l’appela en Français de l’Île Bourbon.
   C’est sur ce Nalgon, ou Bal Tamoul, appelé Nâdron aux Antilles (la langue Tamoule de nos ancêtres, qui l’appelait Nadegom, a vécu la créolisation), que Jean-Régis Ramsamy vient d’écrire son dernier opus : 2009 : Nalgon, histoire du Bal Tamoul.
  
Si le Nalgon s’ajoute au Karmon dans le domaine religieux indo-réunionnais, il s’associe aussi au Pongol (fête de la récolte du riz), aux marches sur le feu... La Réunion n’avait jamais vu arriver de culture aussi ancienne, aussi complète.
   Les costumes des Maharajas superbes à ravir, les masques exquis, parfois terrifiants, des divinités compensaient les souffrances et les douleurs endurées par les Coolies, les rendant définitivement invincibles dans la société cloisonnée de la plantation.
   Une société moyenâgeuse, acculée à consentir quelques concessions, pour assurer la prospérité de son seul capital, le Sucre. Jusque là, la bourgeoisie locale n’avait jamais été confrontée à tel déploiement de splendeurs, à un tel éventail esthétique.
   Si les grandes familles réunionnaises avaient leurs particules, les Indiens, eux, s’entouraient de mille Dieux et Maharajas pour résister, pour tenir, pour rester unis. A la fin d’un Bal Tamoul, l’Indien, rasséréné et soulagé de ses souffrances, incorporait la personnalité du héros, à l’instar du Roi Harishandrin, chantre de la vertu, qui dut subir les pires outrages, mais préserva l’honneur de sa famille.
   Ou encore de Markandin, l’Être immuable, à la jeunesse éternelle, et roi de la jouvence, puisqu’il ne devait jamais vieillir mais avoir toujours 16 ans.
   A la Guadeloupe, le Nadegom, appelé Nâdron, expression théâtrale populaire du Tamil Nadou et richesse versée à notre patrimoine par nos ancêtres engagés, survit à la déculturation et à l’occultation grâce à la famille Nagapin, aux associations comme les Amis de l’Inde, et à divers autres familles, courageux acteurs de la mémoire.
   Il faut avoir vu au moins une représentation de Madurai Viran ou Maldévilin, pour ne pas être un être qui tout en se disant Créole, reste culturellement incomplet.
  
Depuis quelques années, le Maître danseur pondichérien Raghunath Manet a entrepris une salvatrice collecte du fonds culturel indo-guadeloupéen.

Jean S. Sahaï, avec le concours de Jean-Régis Ramsamy.

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Un livre incontournable
sur les "Zarabes" de la Réunion

   Marie-France Mourrégot, Docteur en Anthropologie sociale et historique à l'EHESS de Paris nous propose une étude approfondie qui couvre l'histoire de l'immigration des Indo-musulmans, l'histoire du commerce et donne aux non-musulmans des clés pour comprendre les pratiques et rites des Zarabes";
   L'ouvrage est une mine d'information ; il est publié chez L'Harmattan et peut se commander directement sur cette page.

   Ne manquez pas notre interview exclusive de l'auteur.

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Catherine Servan-Schreiber

  

Voir notre interview de l'auteur

  Quatrième de couverture :

   À l'île Maurice, la rencontre entre les formes musicales africaines, européennes et indiennes, a donné naissance à un style de musique « épicé, piquant, explosif », le chutney, comparable à celui des Caraïbes. Partant des caractéristiques de la tradition chantée du Nord-Est de l'Inde qui est à l'origine du chutney, retraçant l'arrivée des premiers Indiens engagés ou « coolies », après l'abolition de l'esclavage en 1834, explorant les dynamiques d'influence de la scène lyrique européenne et du séga, et donnant largement la parole aux chanteurs, l'histoire d'une musique en diaspora est reconstituée. Alors que l'île Maurice est pointée comme terre de communautarisme, sous son étiquette de « nation arc en ciel », la circulation toujours renouvelée des textes et des rythmes, l'échange des savoirs et des savoir-faire musicaux entre chanteurs-compositeurs, et l'impact du chutney sur l'émancipation de la femme rurale, montrent le rôle de cette expression créolisée dans la construction de la modernité mauricienne. De la musique indienne dévotionnelle aux dernières évolutions du séga Bollywood, l'effervescence du chutney et de ses orchestres, les Bhojpuri Boys, les Bhojpuri Baja Baje Boys, les Dhamaka Groups, les Mix Chutnee Bands, apparaît. De nombreux textes inédits de chansons en langue indienne et en créole sont présentés et traduits. Une discographie est jointe.

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L'existence phénoménale de Jack Kérouac

 

   Si l'on connait bien, dans le monde littéraire, la "Beat Generation" américaine des années 1950, sait-on que les années 60, en Inde, notamment dans la région de Calcutta, ont connu une "Hungry Generation" en partie comparable à son aînée américaine ? Des auteurs audacieux, iconoclastes, puissants... dont a fait partie Pradip Choudhuri, qui fut même une des figures de proue de ce "mouvement". Une cinquantaine d'années après, il nous propose un remarquable petit essai sur le "pape" de la Beat, Jack Kerouac.

   Disponible chez l'éditeur : http://www.lechasseurabstrait.com/chasseur ainsi que sur les librairies virtuelles.

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Manuel de hindi en Guadeloupe

 

   Le Manuel Alphabet Hindi vient de paraître au CRDP de la Guadeloupe. Cet ouvrage rédigé par deux enseignants Guadeloupéen est un outil indispensable à l'initiation au hindi qui s'inscrit pleinement dans les héritages patrimoniaux de la Guadeloupe et de la Caraïbe. Ce manuel pour l'apprentissage du hindi au niveau élémentaire met l'accent sur l'apprentissage de l'écriture et s'associe à un document sonore enregistré par un locuteur natif de l'Inde. 

Préface

   L’objectif premier de cette publication est de mettre à la portée des francophones les éléments de base de l’alphabet hindi dont la maîtrise est indispensable pour l’étude de cette langue indo-européenne.
   La priorité est donnée à la formation des lettres et à l’ordre alphabétique, clés de l’accession à la lecture et à l’utilisation en autonomie d’ouvrages de références. L’acquisition du lexique est facilitée par des illustrations simples. Chacune des onze séquences de présentation des lettres (voyelles, puis consonnes dans l’ordre traditionnel du hindi) propose non seulement des exercices d’entraînement à la discrimination entre voyelles courtes et voyelles longues, si importante en hindi, mais aussi un regroupement par thèmes, associés à un aspect culturel.
   Cet aspect culturel n’est pas négligeable. Davantage encore que pour le français ou l’anglais une certaine connaissance des fondamentaux de la culture de l’Asie du Sud-est facilite la compréhension linguistique, et permet une meilleure adaptation aux situations de communication.
   Les documents culturels proposés ne sont donc pas de simples annexes : remplir une fiche de renseignement en hindi, connaître l’hymne national ou la signification symbolique du drapeau de l’Union Indienne, savoir comment se comporter lors de la fête de Holi relèvent du savoir élémentaire de tout étudiant en langues indiennes. En ignorer ces règles pourrait le mettre dans des situations pour le moins cocasses.
   L’originalité de ce travail est la volonté d’une part de faire connaître une facette de la réalité indienne , ô combien complexe, mais aussi de mettre en lumière ce que les Guadeloupéens d’ascendance indienne ont retenu des cultures de leurs ancêtres.
   C’est une incitation à s’aventurer à travers les mythes , symboles et rites et ainsi à mieux appréhender la modernité du monde indien.

Les auteurs : Alexina Mékel, Fred Négrit

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L'Esprit créateur

Voir notre interview

   L'Esprit Créateur, célèbre revue d'Etudes Francophones publié par John Hopkins University Press et l'Université du Minnesota, consacre un numéro spécial « Indian Ethnoscapes in Francophone Literature », consacré aux écrivains francophones descendants de l'engagisme, la période d'exploitation des Indiens qui fit suite à l'esclavage des Africains.

   En 2006 des auteurs francophones d'origine indienne ont été primés -- Shenaz Patel (Prix Soroptimiste de la Romancière francophone pour Le Silence des Chagos,), Ananda Devi (Prix des 5 Continents de la Francophonie pour Eve de ses décombres).  Natacha Appanah-Mouriquand, Ernest Moutoussamy, Khal Torabully, entre autres, ont aussi attiré l'attention des critiques. Résidents ou originaires de l'îlle Maurice, de Guadeloupe, Martinique, Madagascar, des Seychelles,de la Réunion ou de France, ces écrivains négocient les tensions des traversées multiples, de la nationalité d'origine, l'identité ethnique, la mémoire culturelle.

   Consacré à la diaspora francophone de l'engagisme, une dimension des études littéraires qui reste tout aussi négligée que l’écriture de l'Asie du Sud, ce numéro de L’Esprit Créateur offre des essais d'écrivains nés ou résidant en Australie, Belgique, France, Guadeloupe, Martinique, à la Réunion et aux USA.
   Voici le contenu de ce numéro et de courts abstracts des articles :

1. Brinda J. Mehta
Indianités francophones: Kala Pani Narratives
Kala pani literary narratives chronicle the history of indenture and the experiences of indentured Indians. Les indianités francophones nevertheless remain absent in postcolonial literature and theory, even though this experience has led to the formulation of important literary narratives and theoretical discourses on identity such as coolitude and indianité.

2.Jean S. Sahaï
De Calcutta à Sainte-Lucie, de Pondichéry à Pointe-à-Pitre, et jusqu'au fond de l'eau..

Souffrance sur l'océan, vindicte des ex-esclaves, exploitation, épuisement spirituel et rupture du lien avec l'Inde-mère furent le lot des engagés. Leur geste humble, honorable, contribua néanmoins à l'édification d'une civilisation nouvelle. Il importe maintenant que la mémoire de leur sacrifice soit saluée, aux îles, dans les maîtres-pôles, et en Inde.

3. Salah Guemriche
Bollywood: à la conquête de la France

C'est avec Louis Malle (L'Inde fantôme ; Calcutta, 1968) que l'Inde pénètre la société française. Dans le même temps, les cinéastes indiens découvrent la comédie musicale de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort, qui aura une certaine influence sur la génération « pré-bollywoodienne ». Il faudra attendre 1988, avec le succès au Festival de Cannes de Salaam Bombay de Mira Naïr, puis 2002, avec Devdas de Sanjay Leela Bhansali, pour qu'un véritable engouement s'empare des écrans de France.

4. Srilata Ravi          
Indo-Mauritians: National and Postnational Identities

Through an examination of "Indo-Mauritianness" in national and postnational narratives, this study argues that Mauritian literature in French is a discursive space where both competing and interlinking interpretations of past and present co-exist, painting different images of ethnicity, nation, and identity on this Indian Ocean island.

5. Binita Mehta
Memories in/of Diaspora: Barlen Pyamootoo's Bénarès
(1999)
This article explores how the descendants of Indian migrants to Mauritius in Indo-Mauritian writer Barlem Pyamootoo's novel and film Bénarès, named after the sacred city in India, not only re-inscribe the signifier Banaras as a sign of colonial conquest and ownership, but use it to remember and re-imagine their homeland in their new home

6. Khal Torabully
À l'Aapravasi Ghat, l'île Maurice dialogue enfin avec l'Histoire


Le texte explore dans un style journalistique le lien entre l'esclavage et l'engagisme, deux paradigmes présents dans la coolitude, poétique que l'Unesco promeut lors de la conférence sur le rapprochement des cultures à Paris en mai 2010. L'auteur dit aussi sa confiance dans la possibilité de développer un dialogue entre Maurice et son Histoire, tout en négociant ces deux pages douloureuses de son identité, car cette expérience peut être adaptée à tout autre pays qui a connu l'esclavage et l'engagisme.

7. Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo
Présences indiennes dans les littératures réunionnaises

Plus que dans la littérature coloniale où les Indiens sont des figurants, plus que dans les romans « de l'engagisme » où leurs descendants reconstruisent une identité figée, c'est dans la poésie contemporaine, francophone comme créolophone, et dans les pratiques vernaculaires que se recomposent et se créolisent les imaginaires réunionnais.

8. Véronique Bragard
L'Empreinte des kala pani dans la littérature caribéenne et mauricienne: une comparaison transcoloniale

Cet article retrace l'évolution de l'écriture des kala pani de manière transcoloniale, mettant en relation les Antilles et l'Océan Indien à travers la coolitude chère au poète mauricien Khal Torabully et l'Indianité du Guadeloupéen Ernest Moutoussamy. Il met ensuite en regard deux auteures caribéennes, Shani Mootoo et Laure Moutoussamy, et met en exergue les contrastes qui existent au sein du bassin caribéen.

9. Patricia Donatien-Yssa
Présence et invisibilité de l'artiste indo-caribéen: un être sous tension

La question de l'invisibilitè et de l'existence de l'artiste indo-caribéen se veut l'écho d'une « réflexion sur le sentiment d'éloignement géographique, historique et épistémologique » qui pourrait couper ces créateurs d'origine indienne d'une véritable participation à la culture caribéenne. Peut-on affirmer qu'être indien dans la Caraïbe d'aujourd'hui implique la nécessaire définition d'une indianité qui devrait être apparente, et se superposer à toute autre perception culturelle, et que, de même, toute création devrait refléter, ou révéler, l'infinité des équations identitaires des peuples caribéens.

10. Anny Dominique Curtius
Gandhi et Au-Béro, ou comment inscrire les traces d'une mémoire indienne dans une négritude martiniquaise

À partir d'une analyse de l'édification en lieux de mémoire du buste de Gandhi et du quartier Au-Béro à Fort-de-France, cet article examine la pertinence des concepts de Coolitude et de Négritude pour repenser la place qu'occupe désormais la composante indienne dans la problématique de la relation qui jalonne les discours identitaires en Martinique.

11. Gerry L'Étang
Du passage de V. S. Naipaul en Martinique
Dans The Middle Passage, V. S. Naipaul dresse de la Martinique du début des années soixante un tableau désespérant. Rapports interethniques délétères, héritages culturels dégradés, l'île lui apparaît pathétique dans sa recherche d'identification à la culture française. Pareille vision interpelle en raison de son caractère excessif, mais aussi au regard du parcours personnel de l'auteur, marqué par une quête d'assimilation.

12. Jean S. Sahaï
Aimé Césaire : adagio pour la Da

Quoiqu'il ait semblé ignorer les Indiens dans son œuvre poétique, l'affinité peu connue d'Aimé Césaire pour la culture tamoule nous invite à explorer la cohabitation des divers groupes que l'histoire a rapprochés aux Antilles, en considérant l'évolution des obstacles à l'émergence d'une culture créole harmonieuse, également respectueuse de toutes ses composantes.


L'Esprit Créateur
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Daniel Brewer
31, avenue Reille
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Magazine Sangam - n°30 

   Le magazine Sangam n° 30 publié par TAMIJ SANGAM sort à l'occasion du Nouvel An Tamoul.
   Une publication de 40 pages sur la vie religieuse et culturelle de l'île, avec notamment un calendrier des fêtes tamoules de la Réunion.
   Il est vendu à 2 euros dans toute l'île ainsi qu'au secrétariat de l'association départementale. Contact au 06 92 04 13 23...

Sommaire
p 4-5
Portrait Henry Sidambarom
p 6-13 Dossier Les transmissions entre générations
p 14-15 Le savoir faire péi Avec Richman Mounaima le bois devient divinité
p 16-17 La vie des Temples Le temple du Golf
p24-27 Regards sur l’Inde L’agriculture en Inde
A la découverte d’une ville de l’Inde : Chennai
p29-29 Vie associative Association India Vahini
p 30-33 Rétrospective Les 20 ans de l’association

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